CW8
Amundi MSCI World Swap UCITS ETF EUR Acc
Publié par Radif Partners · Mis à jour le
Vue d'ensemble
Amundi MSCI World Swap UCITS ETF EUR Acc (CW8) suit l'indice MSCI World de façon synthétique, par un contrat d'échange plutôt qu'en détenant les titres, sous la gestion de Amundi. Les dividendes sont réinvestis dans le fonds plutôt que versés : CW8 convient à qui construit une position dans la durée. Le fonds est domicilié en LU, ce qui détermine la retenue à la source appliquée à ses dividendes. Les frais annuels s'élèvent à 0.38 % de l'encours, et le fonds gère 6.2B. Son écart de suivi face à l'indice s'établit à +0.15 point, c'est-à-dire le coût réellement supporté au-delà des frais affichés. Sur cinq ans, le fonds a rendu 11.5 % par an en moyenne, contre 20.4 % sur trois ans. Il est éligible au PEA, et peut également être détenu en compte-titres ou en Depot allemand. Son niveau de risque est qualifié de medium. Lancé le 2009-06-16, le fonds est libellé en EUR et affiche 17 ans d'historique. C'est un fonds UCITS : il respecte le cadre européen sur la diversification, la liquidité et la ségrégation des actifs. Comme CW8 capitalise, aucun revenu n'est imposé tant que les parts sont conservées : la fiscalité se déclenche à la vente, au prélèvement forfaitaire unique de 30 % en compte-titres, ou après cinq ans de détention au taux réduit dans un PEA. La domiciliation en LU détermine la retenue que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, un coût invisible dans les frais affichés mais bien réel dans la performance.
À 0,38 %, ce fonds coûte plus du double du fonds médian de sa catégorie (0,19 %), et plus de 19,0 fois le moins cher (0,02 %). Sur 10 000 € l'écart avec la médiane vaut environ 190 € sur dix ans, et cette différence-là est certaine, à la différence de tout écart de performance. Un surcoût peut se justifier, par un indice qu'aucun concurrent ne réplique, une devise de cotation utile ou une taille qui garantit la liquidité ; il ne se justifie pas par la marque. La question à se poser est donc simple : qu'offre ce fonds que le moins cher de la liste n'offre pas ?
Ce fonds réplique MSCI World par contrat d'échange : il ne détient pas les titres de l'indice mais un panier de garantie, et échange la performance de ce panier contre celle de l'indice auprès d'une banque. Cette mécanique a deux conséquences réelles. Elle introduit un risque de contrepartie, encadré par une garantie réévaluée chaque jour et par la réglementation, mais non nul. Et elle permet des choses que la détention directe ne permet pas : suivre un indice fermé à l'achat direct, ou éviter une retenue à la source sur les dividendes, ce qui explique qu'un fonds synthétique batte parfois son équivalent physique après impôt. Le coût de ce contrat n'apparaît pas dans les frais courants ; il se lit dans la différence de suivi mesurée sur plusieurs années.
La domiciliation, le Luxembourg, n'est pas un détail administratif : elle décide de la retenue à la source que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, et cette perte ne figure dans aucun tableau de frais. Le Luxembourg offre un réseau de conventions comparable sans être aussi favorable que l'Irlande sur les actions américaines, différence qui se voit sur un indice mondial et pas sur un indice européen. Pour le porteur, le cadre UCITS apporte par ailleurs le document d'information clé dans sa langue, des règles de diversification et la séparation des actifs du fonds de ceux de l'émetteur.
Les revenus sont capitalisés : les dividendes des sociétés détenues sont réinvestis dans le fonds au lieu d'être versés. Sur un compte fiscalisé, cela reporte l'imposition au moment de la vente au lieu de la déclencher chaque année, ce qui laisse travailler la totalité du rendement, et c'est l'essentiel de l'avantage de cette part. Deux réserves l'accompagnent. Le porteur qui a besoin d'un revenu doit vendre des parts pour l'obtenir, ce qui est une décision de plus à prendre et parfois à un mauvais moment. Et le report n'est pas universel : certains pays imposent un rendement théorique annuel quelle que soit la politique de distribution, si bien que la part capitalisante n'y change rien. Ce fonds est par ailleurs signalé comme éligible au PEA, où la question disparaît après cinq ans.
Avec 6,2 milliards d'encours et 17 ans d'existence, ce fonds a la taille et l'historique qui rendent une fermeture improbable et l'écart de cotation étroit. Restent trois vérifications à faire une fois par an, qui ne dépendent pas du marché. Les frais courants, qu'un émetteur révise sans préavis et dont l'écart avec un concurrent peut s'inverser. La différence de suivi, seul chiffre qui dise si la réplication reste fidèle, aujourd'hui à 0,15 point contre 0,38 % de frais. Et la méthodologie de MSCI World, qui peut changer ses règles de sélection ou de pondération sans que le nom du fonds bouge, auquel cas ce que vous détenez a changé sans que rien ne vous l'annonce.
MSCI World est un indice large, et c'est la brique que la plupart des portefeuilles ont intérêt à posséder avant toute autre, pour une raison simple : il n'exige aucune prévision. Deux points méritent pourtant d'être vérifiés avant de le croire diversifié. La pondération par capitalisation concentre le portefeuille sur les plus grandes sociétés, si bien que les dix premières lignes peuvent faire une part importante du total, et cette concentration s'accroît sans qu'aucune règle change. Et le périmètre géographique compte : un indice mondial des pays développés laisse de côté les marchés émergents, tandis qu'un indice américain large n'est pas une exposition mondiale malgré le chiffre d'affaires international des sociétés qu'il détient.
Sur un an le fonds affiche 17,5 % contre 11,5 % en moyenne annualisée sur cinq ans : l'année récente est nettement au-dessus de la moyenne longue. Un écart dans ce sens invite surtout à la prudence sur le point d'entrée, car ce qui a beaucoup monté récemment se paie plus cher aujourd'hui qu'il y a un an, et la moyenne longue est la grandeur qui décrit le mieux ce à quoi il faut s'attendre. La différence de suivi, 0,15 point, est nettement plus large que les 0,38 % de frais courants : l'écart supplémentaire vient d'ailleurs, retenue à la source sur les dividendes, coûts de transaction internes ou coût d'un contrat d'échange, et c'est le chiffre à suivre plutôt que le tarif affiché.
0.38%
TD: +0.15%6.2B
6,173M EURMoyen
1,595
Synthétique
Capitalisant
EUR
LU
MSCI World
Amundi
2009-06-16 (17 ans)
Analyse contextuelle
Taille du fonds
Avec 6.2B d'encours, c'est un fonds de grande taille, bonne liquidité et spreads serrés.
Positionnement des frais
Un TER de 0.38 % est dans la moyenne du marché (~0,35 %).
Ancienneté
Créé en 2009-06-16, ce fonds a 17 ans d'historique, track record long et fiable.
Profil de risque
Risque moyen, bon équilibre rendement/risque pour un horizon de 5 ans et plus.
Performance
Résumé des rendements
| Période | Rend. ann. | Cumulatif |
|---|---|---|
| 1 mois (est.) | – | +1.3% |
| 3 mois (est.) | – | +4.1% |
| 6 mois (est.) | – | +8.4% |
| YTD (est.) | – | +6.9% |
| 1 an | +17.4% | +17.4% |
| 3 ans | +20.4% | +74.5% |
| 5 ans | +11.5% | +72.1% |
| Depuis création (17y) | +16.4% | +1229.7% |
Informations clés
Profil du fonds
Thèmes & Zones
Composition
Risque
Comment acheter cet ETF
Sélectionnez votre pays dans le menu pour voir les courtiers et enveloppes disponibles.
À propos de cet ETF
Le Amundi MSCI World Swap UCITS ETF EUR Acc réplique l'indice MSCI World. Il est géré par Amundi avec une réplication synthétique et une politique de distribution capitalisant. Le fonds est libellé en EUR et domicilié au LU. Son ratio de frais totaux (TER) est de 0.38 %.
ETF similaires
Questions fréquentes
Combien coûtent réellement les frais de 0,38 % de CW8 ?
Ils sont prélevés sur la valeur du fonds au fil de l'eau, jamais facturés à part : sur 1 000 € investis cela fait environ 3.80 € par an, et de l'ordre de 38 € sur dix ans à montant constant. C'est le seul coût du fonds lui-même. S'y ajoutent la commission de votre courtier et l'écart entre cours d'achat et cours de vente, qui pèsent surtout sur de petits achats fréquents.
Que faut-il revérifier sur CW8 une fois par an ?
Trois choses, aucune ne dépendant du marché. Les frais courants, qu'un émetteur révise sans préavis et dont l'écart avec un concurrent peut s'inverser. La différence de suivi, seul chiffre qui dise si la réplication reste fidèle. Et la méthodologie de MSCI World, qui peut changer ses règles de sélection ou de pondération sans que le nom du fonds bouge : dans ce cas ce que vous détenez a changé sans que rien ne vous l'annonce.
Quel risque prend-on avec la réplication synthétique de CW8 ?
Le fonds ne détient pas les titres de MSCI World : il échange la performance d'un panier de garantie contre celle de l'indice auprès d'une banque. Le risque est donc que cette banque défaille, ce que la réglementation UCITS borne et que la garantie, réévaluée chaque jour, couvre. En échange, ce montage évite parfois une retenue à la source sur les dividendes, ce qui explique qu'un fonds synthétique dépasse son équivalent physique après impôt.
Pourquoi la domiciliation luxembourgeoise de CW8 compte-t-elle ?
Parce qu'elle décide de la retenue à la source que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, et cette perte n'apparaît dans aucun tableau de frais. Le Luxembourg dispose d'un réseau de conventions comparable, mais moins favorable que l'Irlande sur les actions américaines. Le cadre UCITS apporte par ailleurs le document d'information clé dans votre langue.
CW8 verse-t-il des dividendes ?
Non : le fonds est capitalisant, il réinvestit les dividendes des sociétés qu'il détient et la valeur de la part monte à la place. Sur un compte fiscalisé cela reporte l'imposition à la vente au lieu de la déclencher chaque année. Qui a besoin d'un revenu régulier doit vendre des parts pour l'obtenir, ou choisir une part distribuante du même indice lorsqu'elle existe.
Ce classement est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas une recommandation d'achat ou de vente de titres. Les performances affichées sont simulées.