GILI
iShares Global Inflation Linked Govt Bond UCITS ETF USD (Acc)
Publié par Radif Partners · Mis à jour le
Vue d'ensemble
iShares Global Inflation Linked Govt Bond UCITS ETF USD (Acc) (GILI) suit l'indice Bloomberg World Govt Inflation-Linked Bond en détenant directement ses composants, une réplication physique gérée par iShares. Les dividendes sont réinvestis dans le fonds plutôt que versés : GILI convient à qui construit une position dans la durée. Le fonds est domicilié en IE, ce qui détermine la retenue à la source appliquée à ses dividendes. Les frais annuels s'élèvent à 0.20 % de l'encours, et le fonds gère 220M. Sur cinq ans, le fonds a rendu -9.7 % par an en moyenne, contre 0.3 % sur trois ans. Il n'est pas éligible au PEA, mais peut être détenu en compte-titres, en ISA britannique ou en Depot allemand. Son niveau de risque est qualifié de medium. Lancé le 2009-11-12, le fonds est libellé en USD et affiche 17 ans d'historique. C'est un fonds UCITS : il respecte le cadre européen sur la diversification, la liquidité et la ségrégation des actifs. Comme GILI capitalise, aucun revenu n'est imposé tant que les parts sont conservées : la fiscalité se déclenche à la vente, au prélèvement forfaitaire unique de 30 % en compte-titres, ou après cinq ans de détention au taux réduit dans un PEA. La domiciliation en IE détermine la retenue que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, un coût invisible dans les frais affichés mais bien réel dans la performance.
À 0,20 %, ce fonds coûte plus du double du fonds médian de sa catégorie (0,10 %), et plus de 6,7 fois le moins cher (0,03 %). Sur 10 000 € l'écart avec la médiane vaut environ 100 € sur dix ans, et cette différence-là est certaine, à la différence de tout écart de performance. Un surcoût peut se justifier, par un indice qu'aucun concurrent ne réplique, une devise de cotation utile ou une taille qui garantit la liquidité ; il ne se justifie pas par la marque. La question à se poser est donc simple : qu'offre ce fonds que le moins cher de la liste n'offre pas ?
La réplication est physique : le fonds détient réellement les titres de Bloomberg World Govt Inflation-Linked Bond, ce qui rend son contenu vérifiable ligne à ligne dans le rapport de l'émetteur. Deux points méritent d'être regardés. Le prêt de titres, d'abord, pratiqué par la plupart des fonds physiques pour réduire leurs coûts : il rapporte quelques centièmes de point et introduit une exposition à l'emprunteur, couverte par une garantie ; le rapport annuel indique la part prêtée. Le rééquilibrage, ensuite : chaque changement de composition de l'indice oblige le fonds à acheter et vendre, et ces frais internes ne figurent pas dans les 0,20 % annoncés. C'est la raison pour laquelle deux fonds au même tarif ne suivent pas leur indice avec la même fidélité.
La domiciliation, l'Irlande, n'est pas un détail administratif : elle décide de la retenue à la source que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, et cette perte ne figure dans aucun tableau de frais. Sur des actions américaines, la convention entre l'Irlande et les États-Unis ramène la retenue de trente à quinze pour cent, ce qui vaut mécaniquement plusieurs dixièmes de point par an sur un indice mondial et explique la domination irlandaise sur ce segment. Pour le porteur, le cadre UCITS apporte par ailleurs le document d'information clé dans sa langue, des règles de diversification et la séparation des actifs du fonds de ceux de l'émetteur.
Les revenus sont capitalisés : les dividendes des sociétés détenues sont réinvestis dans le fonds au lieu d'être versés. Sur un compte fiscalisé, cela reporte l'imposition au moment de la vente au lieu de la déclencher chaque année, ce qui laisse travailler la totalité du rendement, et c'est l'essentiel de l'avantage de cette part. Deux réserves l'accompagnent. Le porteur qui a besoin d'un revenu doit vendre des parts pour l'obtenir, ce qui est une décision de plus à prendre et parfois à un mauvais moment. Et le report n'est pas universel : certains pays imposent un rendement théorique annuel quelle que soit la politique de distribution, si bien que la part capitalisante n'y change rien.
Avec 220 millions d'encours et 17 ans d'existence, ce fonds a la taille et l'historique qui rendent une fermeture improbable et l'écart de cotation étroit. Restent trois vérifications à faire une fois par an, qui ne dépendent pas du marché. Les frais courants, qu'un émetteur révise sans préavis et dont l'écart avec un concurrent peut s'inverser. La différence de suivi, seul chiffre qui dise si la réplication reste fidèle. Et la méthodologie de Bloomberg World Govt Inflation-Linked Bond, qui peut changer ses règles de sélection ou de pondération sans que le nom du fonds bouge, auquel cas ce que vous détenez a changé sans que rien ne vous l'annonce.
Bloomberg World Govt Inflation-Linked Bond suit de la dette d'État, et le moteur du prix n'est pas le bénéfice d'une entreprise mais le taux d'intérêt : quand les taux montent, la valeur des obligations déjà émises baisse, d'autant plus fortement que leur échéance est lointaine. La grandeur à regarder sur ce fonds n'est donc pas la performance passée mais la duration, qui dit combien la valeur bouge pour un point de taux, et le rendement à l'échéance, qui dit ce que rapporte le portefeuille si rien n'est vendu. Le risque de défaut, lui, est ici secondaire ; le risque de taux est l'essentiel.
Sur un an le fonds affiche -0,6 % contre -9,7 % en moyenne annualisée sur cinq ans : l'année récente est nettement au-dessus de la moyenne longue. Un écart dans ce sens invite surtout à la prudence sur le point d'entrée, car ce qui a beaucoup monté récemment se paie plus cher aujourd'hui qu'il y a un an, et la moyenne longue est la grandeur qui décrit le mieux ce à quoi il faut s'attendre.
0.20%
220M
220M USDMoyen
6,930
Physique
Capitalisant
USD
IE
Bloomberg World Govt Inflation-Linked Bond
iShares
2009-11-12 (16 ans)
Analyse contextuelle
Taille du fonds
Avec 220M d'encours, c'est un fonds de taille moyenne, liquidité correcte pour la plupart des investisseurs.
Positionnement des frais
Un TER de 0.20 % est dans la moyenne du marché (~0,35 %).
Ancienneté
Créé en 2009-11-12, ce fonds a 16 ans d'historique, track record long et fiable.
Profil de risque
Risque moyen, bon équilibre rendement/risque pour un horizon de 5 ans et plus.
Performance
Résumé des rendements
| Période | Rend. ann. | Cumulatif |
|---|---|---|
| 1 mois (est.) | – | -0.1% |
| 3 mois (est.) | – | -0.2% |
| 6 mois (est.) | – | -0.3% |
| YTD (est.) | – | -0.3% |
| 1 an | -0.6% | -0.6% |
| 3 ans | +0.3% | +0.8% |
| 5 ans | -9.7% | -39.8% |
| Depuis création (16y) | -3.3% | -41.9% |
Informations clés
Profil du fonds
Thèmes & Zones
Composition
Risque
Comment acheter cet ETF
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À propos de cet ETF
Le iShares Global Inflation Linked Govt Bond UCITS ETF USD (Acc) réplique l'indice Bloomberg World Govt Inflation-Linked Bond. Il est géré par iShares avec une réplication physique et une politique de distribution capitalisant. Le fonds est libellé en USD et domicilié au IE. Son ratio de frais totaux (TER) est de 0.20 %.
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Questions fréquentes
Combien coûtent réellement les frais de 0,20 % de GILI ?
Ils sont prélevés sur la valeur du fonds au fil de l'eau, jamais facturés à part : sur 1 000 € investis cela fait environ 2.00 € par an, et de l'ordre de 20 € sur dix ans à montant constant. C'est le seul coût du fonds lui-même. S'y ajoutent la commission de votre courtier et l'écart entre cours d'achat et cours de vente, qui pèsent surtout sur de petits achats fréquents.
GILI verse-t-il des dividendes ?
Non : le fonds est capitalisant, il réinvestit les dividendes des sociétés qu'il détient et la valeur de la part monte à la place. Sur un compte fiscalisé cela reporte l'imposition à la vente au lieu de la déclencher chaque année. Qui a besoin d'un revenu régulier doit vendre des parts pour l'obtenir, ou choisir une part distribuante du même indice lorsqu'elle existe.
Que se passe-t-il si GILI ferme ?
Avec 220 millions d'encours, ce fonds est assez petit pour qu'une fusion ou une liquidation soit un scénario réel. En cas de liquidation, les titres sont vendus et le produit vous est versé à une date que vous n'avez pas choisie, donc avec une plus-value éventuellement imposable au mauvais moment. En cas de fusion, vos parts sont transférées vers un autre fonds, dont l'indice n'est pas exactement celui que vous aviez retenu.
Quel est le vrai risque de GILI ?
Le taux d'intérêt, pas le défaut. Quand les taux montent, la valeur des obligations déjà émises baisse, et l'ampleur dépend de la duration du portefeuille : environ un pour cent de baisse par année de duration et par point de taux. La grandeur à regarder sur ce fonds est donc la duration, et le rendement à l'échéance, qui dit ce que rapporte le portefeuille si rien n'est vendu. Ni l'une ni l'autre n'apparaît dans une performance annuelle.
Comment acheter GILI et sur quelle place ?
Par n'importe quel courtier qui référence le code ISIN IE00B3B8PX14. Une même stratégie existe souvent en plusieurs parts, aux frais et à la politique de distribution différents, et c'est la part que vous achetez qui compte, pas celle que vous avez lue : vérifiez donc l'ISIN et non le nom. Un ordre à cours limité évite de payer l'écart d'un carnet peu animé, en particulier hors des heures d'ouverture des marchés sous-jacents.
Ce classement est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas une recommandation d'achat ou de vente de titres. Les performances affichées sont simulées.