GLDM
SPDR Gold MiniShares Trust
Publié par Radif Partners · Mis à jour le
Vue d'ensemble
SPDR Gold MiniShares Trust (GLDM) suit l'indice LBMA Gold Price en détenant directement ses composants, une réplication physique gérée par SPDR. Les dividendes sont réinvestis dans le fonds plutôt que versés : GLDM convient à qui construit une position dans la durée. Le fonds est domicilié en US, ce qui détermine la retenue à la source appliquée à ses dividendes. Les frais annuels s'élèvent à 0.10 % de l'encours, et le fonds gère 30.7B. Sur cinq ans, le fonds a rendu 18.2 % par an en moyenne, contre 28.1 % sur trois ans. Il n'est pas éligible au PEA, mais peut être détenu en compte-titres, en ISA britannique ou en Depot allemand. Son niveau de risque est qualifié de medium. Lancé le 2018-06-25, le fonds est libellé en USD et affiche 8 ans d'historique. Comme GLDM capitalise, aucun revenu n'est imposé tant que les parts sont conservées : la fiscalité se déclenche à la vente, au prélèvement forfaitaire unique de 30 % en compte-titres, ou après cinq ans de détention au taux réduit dans un PEA. La domiciliation en US détermine la retenue que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, un coût invisible dans les frais affichés mais bien réel dans la performance.
À 0,10 %, ce fonds est parmi les moins chers de sa catégorie : sur 22 fonds comparables, un seul dixième fait aussi bien ou mieux. Sur 10 000 € cela représente environ 10 € par an, contre 35 € pour le fonds médian, soit près de 250 € d'écart sur dix ans. Quand les frais sont déjà au plancher, ce n'est plus là qu'il faut chercher la différence : elle se déplace vers la qualité de réplication, que l'on lit dans la différence de suivi, et vers le coût de passage de votre courtier, qui peut dépasser l'économie de frais si vous achetez par petits montants.
La réplication est physique : le fonds détient réellement les titres de LBMA Gold Price, ce qui rend son contenu vérifiable ligne à ligne dans le rapport de l'émetteur. Deux points méritent d'être regardés. Le prêt de titres, d'abord, pratiqué par la plupart des fonds physiques pour réduire leurs coûts : il rapporte quelques centièmes de point et introduit une exposition à l'emprunteur, couverte par une garantie ; le rapport annuel indique la part prêtée. Le rééquilibrage, ensuite : chaque changement de composition de l'indice oblige le fonds à acheter et vendre, et ces frais internes ne figurent pas dans les 0,10 % annoncés. C'est la raison pour laquelle deux fonds au même tarif ne suivent pas leur indice avec la même fidélité.
Le fonds est domicilié aux États-Unis, et c'est le point à régler avant tout autre pour un investisseur européen. Un fonds américain ne relève pas de la réglementation UCITS : la plupart des courtiers européens ne peuvent pas le proposer à un particulier faute de document d'information clé, et l'accès dépend alors du statut de l'investisseur. S'y ajoutent deux conséquences fiscales propres : les dividendes versés à un non-résident subissent une retenue américaine réduite par convention si le formulaire W-8BEN est en place, et les titres américains détenus en direct entrent dans le champ des droits de succession américains au-delà d'un seuil bas pour un non-résident. Un équivalent domicilié en Irlande évite ces deux questions.
Les revenus sont capitalisés : les dividendes des sociétés détenues sont réinvestis dans le fonds au lieu d'être versés. Sur un compte fiscalisé, cela reporte l'imposition au moment de la vente au lieu de la déclencher chaque année, ce qui laisse travailler la totalité du rendement, et c'est l'essentiel de l'avantage de cette part. Deux réserves l'accompagnent. Le porteur qui a besoin d'un revenu doit vendre des parts pour l'obtenir, ce qui est une décision de plus à prendre et parfois à un mauvais moment. Et le report n'est pas universel : certains pays imposent un rendement théorique annuel quelle que soit la politique de distribution, si bien que la part capitalisante n'y change rien.
Avec 30,7 milliards d'encours et 8 ans d'existence, ce fonds a la taille et l'historique qui rendent une fermeture improbable et l'écart de cotation étroit. Restent trois vérifications à faire une fois par an, qui ne dépendent pas du marché. Les frais courants, qu'un émetteur révise sans préavis et dont l'écart avec un concurrent peut s'inverser. La différence de suivi, seul chiffre qui dise si la réplication reste fidèle. Et la méthodologie de LBMA Gold Price, qui peut changer ses règles de sélection ou de pondération sans que le nom du fonds bouge, auquel cas ce que vous détenez a changé sans que rien ne vous l'annonce.
LBMA Gold Price est un indice large, et c'est la brique que la plupart des portefeuilles ont intérêt à posséder avant toute autre, pour une raison simple : il n'exige aucune prévision. Deux points méritent pourtant d'être vérifiés avant de le croire diversifié. La pondération par capitalisation concentre le portefeuille sur les plus grandes sociétés, si bien que les dix premières lignes peuvent faire une part importante du total, et cette concentration s'accroît sans qu'aucune règle change. Et le périmètre géographique compte : un indice mondial des pays développés laisse de côté les marchés émergents, tandis qu'un indice américain large n'est pas une exposition mondiale malgré le chiffre d'affaires international des sociétés qu'il détient.
Sur un an le fonds affiche 1,5 % contre 18,2 % en moyenne annualisée sur cinq ans : l'année récente est en retrait de la moyenne longue. Avant d'en tirer une conclusion, il faut séparer deux causes possibles, car elles n'ont pas les mêmes suites : un recul de l'indice suivi, qui concerne tous les fonds qui le répliquent, ou une dégradation propre au fonds, qui se lit dans la différence de suivi et non dans la performance.
0.10%
30.7B
30,708M USDMoyen
17
Physique
Capitalisant
USD
US
LBMA Gold Price
SPDR
2018-06-25 (8 ans)
Analyse contextuelle
Taille du fonds
Avec 30.7B d'encours, c'est un fonds de grande taille, bonne liquidité et spreads serrés.
Positionnement des frais
Un TER de 0.10 % est parmi les plus bas du marché, excellent rapport qualité-prix.
Ancienneté
Créé en 2018-06-25, ce fonds a 8 ans d'historique, suffisant pour évaluer sa régularité.
Profil de risque
Risque moyen, bon équilibre rendement/risque pour un horizon de 5 ans et plus.
Performance
Résumé des rendements
| Période | Rend. ann. | Cumulatif |
|---|---|---|
| 1 mois (est.) | – | +0.1% |
| 3 mois (est.) | – | +0.4% |
| 6 mois (est.) | – | +0.8% |
| YTD (est.) | – | +0.6% |
| 1 an | +1.5% | +1.5% |
| 3 ans | +28.1% | +110.1% |
| 5 ans | +18.2% | +131.1% |
| Depuis création (8y) | +15.9% | +226.5% |
Informations clés
Profil du fonds
Thèmes & Zones
Composition
Risque
Comment acheter cet ETF
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À propos de cet ETF
Le SPDR Gold MiniShares Trust réplique l'indice LBMA Gold Price. Il est géré par SPDR avec une réplication physique et une politique de distribution capitalisant. Le fonds est libellé en USD et domicilié au US. Son ratio de frais totaux (TER) est de 0.10 %.
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Questions fréquentes
Combien coûtent réellement les frais de 0,10 % de GLDM ?
Ils sont prélevés sur la valeur du fonds au fil de l'eau, jamais facturés à part : sur 1 000 € investis cela fait environ 1.00 € par an, et de l'ordre de 10 € sur dix ans à montant constant. C'est le seul coût du fonds lui-même. S'y ajoutent la commission de votre courtier et l'écart entre cours d'achat et cours de vente, qui pèsent surtout sur de petits achats fréquents.
Que faut-il revérifier sur GLDM une fois par an ?
Trois choses, aucune ne dépendant du marché. Les frais courants, qu'un émetteur révise sans préavis et dont l'écart avec un concurrent peut s'inverser. La différence de suivi, seul chiffre qui dise si la réplication reste fidèle. Et la méthodologie de LBMA Gold Price, qui peut changer ses règles de sélection ou de pondération sans que le nom du fonds bouge : dans ce cas ce que vous détenez a changé sans que rien ne vous l'annonce.
GLDM prête-t-il les titres qu'il détient ?
Probablement en partie : la plupart des fonds physiques pratiquent le prêt de titres pour réduire leurs coûts, et SPDR en publie la proportion dans le rapport annuel. Le revenu du prêt rend quelques centièmes de point, partagés entre le fonds et l'émetteur. Le risque est celui de l'emprunteur, couvert par une garantie supérieure au montant prêté, et il figure dans le prospectus plutôt que dans les frais annoncés.
Un investisseur européen peut-il acheter GLDM ?
Pas toujours. Ce fonds ne relève pas du cadre UCITS, si bien que la plupart des courtiers européens ne peuvent pas le proposer à un particulier faute de document d'information clé dans sa langue. S'y ajoutent deux conséquences : une retenue à la source américaine sur les dividendes, réduite par convention si le formulaire W-8BEN est déposé, et l'entrée des titres américains dans le champ des droits de succession américains au-delà d'un seuil bas pour un non-résident.
GLDM verse-t-il des dividendes ?
Non : le fonds est capitalisant, il réinvestit les dividendes des sociétés qu'il détient et la valeur de la part monte à la place. Sur un compte fiscalisé cela reporte l'imposition à la vente au lieu de la déclencher chaque année. Qui a besoin d'un revenu régulier doit vendre des parts pour l'obtenir, ou choisir une part distribuante du même indice lorsqu'elle existe.
Ce classement est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas une recommandation d'achat ou de vente de titres. Les performances affichées sont simulées.