HMEF
HSBC MSCI Emerging Markets UCITS ETF USD
Publié par Radif Partners · Mis à jour le
Vue d'ensemble
HSBC MSCI Emerging Markets UCITS ETF USD (HMEF) suit l'indice MSCI Emerging Markets en détenant directement ses composants, une réplication physique gérée par HSBC. Les dividendes sont versés aux porteurs plutôt que réinvestis : HMEF convient à qui recherche un revenu régulier. Le fonds est domicilié en IE, ce qui détermine la retenue à la source appliquée à ses dividendes. Les frais annuels s'élèvent à 0.15 % de l'encours, et le fonds gère 6.1B. Sur cinq ans, le fonds a rendu 5.3 % par an en moyenne, contre 17.3 % sur trois ans. Il n'est pas éligible au PEA, mais peut être détenu en compte-titres, en ISA britannique ou en Depot allemand. Son niveau de risque est qualifié de high. Lancé le 2011-01-05, le fonds est libellé en USD et affiche 15 ans d'historique. C'est un fonds UCITS : il respecte le cadre européen sur la diversification, la liquidité et la ségrégation des actifs. Comme HMEF distribue, chaque dividende versé est imposable l'année de son versement, au prélèvement forfaitaire unique de 30 % en compte-titres, alors qu'il reste à l'abri dans un PEA jusqu'au retrait. La domiciliation en IE détermine la retenue que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, un coût invisible dans les frais affichés mais bien réel dans la performance.
Les frais courants de 0,15 % placent ce fonds au 78·e rang sur 225 fonds comparables, dont la médiane est à 0,20 %. Sur 10 000 € investis cela coûte environ 15 € par an, 150 € sur dix ans à montant constant, prélevés quotidiennement et jamais visibles sur un relevé : ils se lisent dans l'écart entre la performance du fonds et celle de son indice. À ce niveau, ni assez bas pour être un argument ni assez élevé pour être un obstacle, la décision se joue ailleurs : sur l'indice suivi, sur la politique de distribution et sur ce que votre courtier facture à l'achat.
La réplication est physique : le fonds détient réellement les titres de MSCI Emerging Markets, ce qui rend son contenu vérifiable ligne à ligne dans le rapport de l'émetteur. Deux points méritent d'être regardés. Le prêt de titres, d'abord, pratiqué par la plupart des fonds physiques pour réduire leurs coûts : il rapporte quelques centièmes de point et introduit une exposition à l'emprunteur, couverte par une garantie ; le rapport annuel indique la part prêtée. Le rééquilibrage, ensuite : chaque changement de composition de l'indice oblige le fonds à acheter et vendre, et ces frais internes ne figurent pas dans les 0,15 % annoncés. C'est la raison pour laquelle deux fonds au même tarif ne suivent pas leur indice avec la même fidélité.
La domiciliation, l'Irlande, n'est pas un détail administratif : elle décide de la retenue à la source que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, et cette perte ne figure dans aucun tableau de frais. Sur des actions américaines, la convention entre l'Irlande et les États-Unis ramène la retenue de trente à quinze pour cent, ce qui vaut mécaniquement plusieurs dixièmes de point par an sur un indice mondial et explique la domination irlandaise sur ce segment. Pour le porteur, le cadre UCITS apporte par ailleurs le document d'information clé dans sa langue, des règles de diversification et la séparation des actifs du fonds de ceux de l'émetteur.
Les revenus sont distribués : le fonds verse les dividendes qu'il perçoit, généralement une à quatre fois par an. Pour un porteur qui vit de son portefeuille, c'est ce qu'il faut, puisque le revenu arrive sans avoir à vendre. Pour un porteur en phase d'accumulation, c'est un désavantage fiscal dans un compte imposable : chaque versement est imposé l'année où il est perçu, et le montant réinvesti est donc amputé avant de recommencer à travailler. Le réinvestissement manuel coûte en outre une commission de courtage à chaque fois, et laisse souvent des liquidités inemployées faute d'atteindre le prix d'une part. Une part capitalisante du même indice, lorsqu'elle existe, règle la question.
Avec 6,1 milliards d'encours et 15 ans d'existence, ce fonds a la taille et l'historique qui rendent une fermeture improbable et l'écart de cotation étroit. Restent trois vérifications à faire une fois par an, qui ne dépendent pas du marché. Les frais courants, qu'un émetteur révise sans préavis et dont l'écart avec un concurrent peut s'inverser. La différence de suivi, seul chiffre qui dise si la réplication reste fidèle. Et la méthodologie de MSCI Emerging Markets, qui peut changer ses règles de sélection ou de pondération sans que le nom du fonds bouge, auquel cas ce que vous détenez a changé sans que rien ne vous l'annonce.
MSCI Emerging Markets couvre des marchés émergents, et l'exposition réelle est plus concentrée que le nom ne le suggère : quelques pays et quelques très grandes sociétés font l'essentiel de l'indice, si bien que le fonds est moins diversifié qu'un indice mondial malgré un nombre de lignes élevé. S'y ajoutent trois couches que n'a pas un indice développé. Le change, d'abord, qui a historiquement pesé autant que les cours eux-mêmes. Le risque politique et réglementaire, ensuite, y compris la possibilité qu'un marché devienne inaccessible. Et la retenue à la source sur les dividendes, plus lourde et moins récupérable, qui se lit dans la différence de suivi et non dans les frais.
Sur un an le fonds affiche -12,2 % contre 5,3 % en moyenne annualisée sur cinq ans : l'année récente est en retrait de la moyenne longue. Avant d'en tirer une conclusion, il faut séparer deux causes possibles, car elles n'ont pas les mêmes suites : un recul de l'indice suivi, qui concerne tous les fonds qui le répliquent, ou une dégradation propre au fonds, qui se lit dans la différence de suivi et non dans la performance.
0.15%
6.1B
6,083M USDÉlevé
166
Physique
Distribuant
USD
IE
MSCI Emerging Markets
HSBC
2011-01-05 (15 ans)
Analyse contextuelle
Taille du fonds
Avec 6.1B d'encours, c'est un fonds de grande taille, bonne liquidité et spreads serrés.
Positionnement des frais
Un TER de 0.15 % est parmi les plus bas du marché, excellent rapport qualité-prix.
Ancienneté
Créé en 2011-01-05, ce fonds a 15 ans d'historique, track record long et fiable.
Profil de risque
Risque élevé, réservé aux investisseurs à long terme supportant la volatilité.
Performance
Résumé des rendements
| Période | Rend. ann. | Cumulatif |
|---|---|---|
| 1 mois (est.) | – | -1.1% |
| 3 mois (est.) | – | -3.2% |
| 6 mois (est.) | – | -6.3% |
| YTD (est.) | – | -5.3% |
| 1 an | -12.2% | -12.2% |
| 3 ans | +17.3% | +61.4% |
| 5 ans | +5.3% | +29.7% |
| Depuis création (15y) | +3.5% | +67.5% |
Informations clés
Profil du fonds
Thèmes & Zones
Composition
Risque
Comment acheter cet ETF
Sélectionnez votre pays dans le menu pour voir les courtiers et enveloppes disponibles.
À propos de cet ETF
Le HSBC MSCI Emerging Markets UCITS ETF USD réplique l'indice MSCI Emerging Markets. Il est géré par HSBC avec une réplication physique et une politique de distribution distribuant. Le fonds est libellé en USD et domicilié au IE. Son ratio de frais totaux (TER) est de 0.15 %.
ETF similaires
Questions fréquentes
Combien coûtent réellement les frais de 0,15 % de HMEF ?
Ils sont prélevés sur la valeur du fonds au fil de l'eau, jamais facturés à part : sur 1 000 € investis cela fait environ 1.50 € par an, et de l'ordre de 15 € sur dix ans à montant constant. C'est le seul coût du fonds lui-même. S'y ajoutent la commission de votre courtier et l'écart entre cours d'achat et cours de vente, qui pèsent surtout sur de petits achats fréquents.
HMEF prête-t-il les titres qu'il détient ?
Probablement en partie : la plupart des fonds physiques pratiquent le prêt de titres pour réduire leurs coûts, et HSBC en publie la proportion dans le rapport annuel. Le revenu du prêt rend quelques centièmes de point, partagés entre le fonds et l'émetteur. Le risque est celui de l'emprunteur, couvert par une garantie supérieure au montant prêté, et il figure dans le prospectus plutôt que dans les frais annoncés.
Pourquoi la domiciliation irlandaise de HMEF compte-t-elle ?
Parce qu'elle décide de la retenue à la source que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, et cette perte n'apparaît dans aucun tableau de frais. La convention entre l'Irlande et les États-Unis ramène la retenue de trente à quinze pour cent sur les actions américaines, ce qui vaut mécaniquement plusieurs dixièmes de point par an sur un indice mondial. Le cadre UCITS apporte par ailleurs le document d'information clé dans votre langue.
HMEF verse-t-il des dividendes ?
Oui : le fonds est distribuant et verse les dividendes qu'il perçoit, selon un calendrier fixé par HSBC. Le versement est imposable l'année où vous le recevez dans la plupart des enveloppes, même réinvesti aussitôt, et le réinvestissement manuel coûte une commission à chaque fois. Une part capitalisante du même indice évite ce frottement pour qui n'a pas besoin du revenu.
Quel risque de change porte-t-on avec HMEF ?
Le fonds est libellé en USD, mais la devise de cotation n'est pas le risque : ce qui compte, c'est la monnaie dans laquelle les sociétés détenues encaissent leurs revenus. Un investisseur en euros porte donc l'écart entre l'euro et ces monnaies, et cet écart n'apparaît dans aucune performance publiée en devise locale. Une part couverte contre le change répond à une autre question, au prix d'un coût qui varie avec l'écart de taux.
Ce classement est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas une recommandation d'achat ou de vente de titres. Les performances affichées sont simulées.