IUAA
iShares US Aggregate Bond UCITS ETF USD (Acc)
Publié par Radif Partners · Mis à jour le
Vue d'ensemble
iShares US Aggregate Bond UCITS ETF USD (Acc) (IUAA) suit l'indice Bloomberg US Aggregate Bond en détenant directement ses composants, une réplication physique gérée par iShares. Les dividendes sont réinvestis dans le fonds plutôt que versés : IUAA convient à qui construit une position dans la durée. Le fonds est domicilié en IE, ce qui détermine la retenue à la source appliquée à ses dividendes. Les frais annuels s'élèvent à 0.07 % de l'encours, et le fonds gère 4.0B. Sur cinq ans, le fonds a rendu -0.5 % par an en moyenne, contre 4.8 % sur trois ans. Il n'est pas éligible au PEA, mais peut être détenu en compte-titres, en ISA britannique ou en Depot allemand. Son niveau de risque est qualifié de low. Lancé le 2009-11-13, le fonds est libellé en USD et affiche 17 ans d'historique. C'est un fonds UCITS : il respecte le cadre européen sur la diversification, la liquidité et la ségrégation des actifs. Comme IUAA capitalise, aucun revenu n'est imposé tant que les parts sont conservées : la fiscalité se déclenche à la vente, au prélèvement forfaitaire unique de 30 % en compte-titres, ou après cinq ans de détention au taux réduit dans un PEA. La domiciliation en IE détermine la retenue que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, un coût invisible dans les frais affichés mais bien réel dans la performance.
Les frais courants de 0,07 % placent ce fonds au 25·e rang sur 79 fonds comparables, dont la médiane est à 0,10 %. Sur 10 000 € investis cela coûte environ 7 € par an, 70 € sur dix ans à montant constant, prélevés quotidiennement et jamais visibles sur un relevé : ils se lisent dans l'écart entre la performance du fonds et celle de son indice. À ce niveau, ni assez bas pour être un argument ni assez élevé pour être un obstacle, la décision se joue ailleurs : sur l'indice suivi, sur la politique de distribution et sur ce que votre courtier facture à l'achat.
La réplication est physique : le fonds détient réellement les titres de Bloomberg US Aggregate Bond, ce qui rend son contenu vérifiable ligne à ligne dans le rapport de l'émetteur. Deux points méritent d'être regardés. Le prêt de titres, d'abord, pratiqué par la plupart des fonds physiques pour réduire leurs coûts : il rapporte quelques centièmes de point et introduit une exposition à l'emprunteur, couverte par une garantie ; le rapport annuel indique la part prêtée. Le rééquilibrage, ensuite : chaque changement de composition de l'indice oblige le fonds à acheter et vendre, et ces frais internes ne figurent pas dans les 0,07 % annoncés. C'est la raison pour laquelle deux fonds au même tarif ne suivent pas leur indice avec la même fidélité.
La domiciliation, l'Irlande, n'est pas un détail administratif : elle décide de la retenue à la source que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, et cette perte ne figure dans aucun tableau de frais. Sur des actions américaines, la convention entre l'Irlande et les États-Unis ramène la retenue de trente à quinze pour cent, ce qui vaut mécaniquement plusieurs dixièmes de point par an sur un indice mondial et explique la domination irlandaise sur ce segment. Pour le porteur, le cadre UCITS apporte par ailleurs le document d'information clé dans sa langue, des règles de diversification et la séparation des actifs du fonds de ceux de l'émetteur.
Les revenus sont capitalisés : les dividendes des sociétés détenues sont réinvestis dans le fonds au lieu d'être versés. Sur un compte fiscalisé, cela reporte l'imposition au moment de la vente au lieu de la déclencher chaque année, ce qui laisse travailler la totalité du rendement, et c'est l'essentiel de l'avantage de cette part. Deux réserves l'accompagnent. Le porteur qui a besoin d'un revenu doit vendre des parts pour l'obtenir, ce qui est une décision de plus à prendre et parfois à un mauvais moment. Et le report n'est pas universel : certains pays imposent un rendement théorique annuel quelle que soit la politique de distribution, si bien que la part capitalisante n'y change rien.
Avec 4,0 milliards d'encours et 17 ans d'existence, ce fonds a la taille et l'historique qui rendent une fermeture improbable et l'écart de cotation étroit. Restent trois vérifications à faire une fois par an, qui ne dépendent pas du marché. Les frais courants, qu'un émetteur révise sans préavis et dont l'écart avec un concurrent peut s'inverser. La différence de suivi, seul chiffre qui dise si la réplication reste fidèle. Et la méthodologie de Bloomberg US Aggregate Bond, qui peut changer ses règles de sélection ou de pondération sans que le nom du fonds bouge, auquel cas ce que vous détenez a changé sans que rien ne vous l'annonce.
Bloomberg US Aggregate Bond suit un marché obligataire, ce qui change la nature de la question : le rendement d'un portefeuille d'obligations est en grande partie connu à l'avance, c'est le rendement à l'échéance, tandis que sa valeur de marché varie avec les taux et avec la prime de risque exigée des émetteurs. Deux chiffres commandent donc ce fonds, la duration et la qualité de crédit moyenne, et aucun des deux n'apparaît dans une performance annuelle. Sur du crédit d'entreprise, la corrélation avec les actions remonte précisément au moment où l'on attendait une protection.
Sur un an le fonds affiche -1,9 % et sur cinq ans -0,5 % en moyenne annualisée, deux chiffres proches, ce qui est la configuration la plus ordinaire et la moins informative : elle ne dit pas que le fonds est régulier, seulement que les points de départ et d'arrivée retenus se ressemblent. Comparer ces chiffres à ceux d'un autre fonds n'a de sens que si l'indice est le même ; sinon, c'est une comparaison d'indices déguisée en comparaison de fonds.
0.07%
4.0B
4,000M USDFaible
5,235
Physique
Capitalisant
USD
IE
Bloomberg US Aggregate Bond
iShares
2009-11-13 (16 ans)
Analyse contextuelle
Taille du fonds
Avec 4.0B d'encours, c'est un fonds de grande taille, bonne liquidité et spreads serrés.
Positionnement des frais
Un TER de 0.07 % est parmi les plus bas du marché, excellent rapport qualité-prix.
Ancienneté
Créé en 2009-11-13, ce fonds a 16 ans d'historique, track record long et fiable.
Profil de risque
Risque faible, adapté aux investisseurs prudents ou aux objectifs à court terme.
Performance
Résumé des rendements
| Période | Rend. ann. | Cumulatif |
|---|---|---|
| 1 mois (est.) | – | -0.2% |
| 3 mois (est.) | – | -0.5% |
| 6 mois (est.) | – | -1.0% |
| YTD (est.) | – | -0.8% |
| 1 an | -1.9% | -1.9% |
| 3 ans | +4.8% | +14.9% |
| 5 ans | -0.5% | -2.3% |
| Depuis création (16y) | +0.8% | +13.4% |
Informations clés
Profil du fonds
Thèmes & Zones
Composition
Risque
Comment acheter cet ETF
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À propos de cet ETF
Le iShares US Aggregate Bond UCITS ETF USD (Acc) réplique l'indice Bloomberg US Aggregate Bond. Il est géré par iShares avec une réplication physique et une politique de distribution capitalisant. Le fonds est libellé en USD et domicilié au IE. Son ratio de frais totaux (TER) est de 0.07 %.
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Questions fréquentes
Combien coûtent réellement les frais de 0,07 % de IUAA ?
Ils sont prélevés sur la valeur du fonds au fil de l'eau, jamais facturés à part : sur 1 000 € investis cela fait environ 0.70 € par an, et de l'ordre de 7 € sur dix ans à montant constant. C'est le seul coût du fonds lui-même. S'y ajoutent la commission de votre courtier et l'écart entre cours d'achat et cours de vente, qui pèsent surtout sur de petits achats fréquents.
IUAA est-il vraiment diversifié ?
Moins que le nombre de lignes ne le suggère. Bloomberg US Aggregate Bond pondère ses composantes par capitalisation, si bien que les plus grandes sociétés font une part du fonds bien supérieure à leur nombre, et cette concentration s'accentue sans qu'aucune règle change. La vérification utile est le poids des dix premières lignes, publié chaque mois par iShares : c'est lui qui dit de combien d'entreprises dépend réellement le résultat.
Que faut-il revérifier sur IUAA une fois par an ?
Trois choses, aucune ne dépendant du marché. Les frais courants, qu'un émetteur révise sans préavis et dont l'écart avec un concurrent peut s'inverser. La différence de suivi, seul chiffre qui dise si la réplication reste fidèle. Et la méthodologie de Bloomberg US Aggregate Bond, qui peut changer ses règles de sélection ou de pondération sans que le nom du fonds bouge : dans ce cas ce que vous détenez a changé sans que rien ne vous l'annonce.
IUAA prête-t-il les titres qu'il détient ?
Probablement en partie : la plupart des fonds physiques pratiquent le prêt de titres pour réduire leurs coûts, et iShares en publie la proportion dans le rapport annuel. Le revenu du prêt rend quelques centièmes de point, partagés entre le fonds et l'émetteur. Le risque est celui de l'emprunteur, couvert par une garantie supérieure au montant prêté, et il figure dans le prospectus plutôt que dans les frais annoncés.
Pourquoi la domiciliation irlandaise de IUAA compte-t-elle ?
Parce qu'elle décide de la retenue à la source que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, et cette perte n'apparaît dans aucun tableau de frais. La convention entre l'Irlande et les États-Unis ramène la retenue de trente à quinze pour cent sur les actions américaines, ce qui vaut mécaniquement plusieurs dixièmes de point par an sur un indice mondial. Le cadre UCITS apporte par ailleurs le document d'information clé dans votre langue.
Ce classement est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas une recommandation d'achat ou de vente de titres. Les performances affichées sont simulées.