LTAM
iShares MSCI EM Latin America UCITS ETF USD (Dist)
Publié par Radif Partners · Mis à jour le
Vue d'ensemble
iShares MSCI EM Latin America UCITS ETF USD (Dist) (LTAM) suit l'indice MSCI EM Latin America en détenant directement ses composants, une réplication physique gérée par iShares. Les dividendes sont versés aux porteurs plutôt que réinvestis : LTAM convient à qui recherche un revenu régulier. Le fonds est domicilié en IE, ce qui détermine la retenue à la source appliquée à ses dividendes. Les frais annuels s'élèvent à 0.74 % de l'encours, et le fonds gère 2.0B. Sur cinq ans, le fonds a rendu 11.4 % par an en moyenne, contre 11.1 % sur trois ans. Il n'est pas éligible au PEA, mais peut être détenu en compte-titres, en ISA britannique ou en Depot allemand. Son niveau de risque est qualifié de high. Lancé le 2007-11-01, le fonds est libellé en USD et affiche 19 ans d'historique. C'est un fonds UCITS : il respecte le cadre européen sur la diversification, la liquidité et la ségrégation des actifs. Comme LTAM distribue, chaque dividende versé est imposable l'année de son versement, au prélèvement forfaitaire unique de 30 % en compte-titres, alors qu'il reste à l'abri dans un PEA jusqu'au retrait. La domiciliation en IE détermine la retenue que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, un coût invisible dans les frais affichés mais bien réel dans la performance.
À 0,74 %, ce fonds coûte plus du double du fonds médian de sa catégorie (0,19 %), et plus de 37,0 fois le moins cher (0,02 %). Sur 10 000 € l'écart avec la médiane vaut environ 550 € sur dix ans, et cette différence-là est certaine, à la différence de tout écart de performance. Un surcoût peut se justifier, par un indice qu'aucun concurrent ne réplique, une devise de cotation utile ou une taille qui garantit la liquidité ; il ne se justifie pas par la marque. La question à se poser est donc simple : qu'offre ce fonds que le moins cher de la liste n'offre pas ?
La réplication est physique : le fonds détient réellement les titres de MSCI EM Latin America, ce qui rend son contenu vérifiable ligne à ligne dans le rapport de l'émetteur. Deux points méritent d'être regardés. Le prêt de titres, d'abord, pratiqué par la plupart des fonds physiques pour réduire leurs coûts : il rapporte quelques centièmes de point et introduit une exposition à l'emprunteur, couverte par une garantie ; le rapport annuel indique la part prêtée. Le rééquilibrage, ensuite : chaque changement de composition de l'indice oblige le fonds à acheter et vendre, et ces frais internes ne figurent pas dans les 0,74 % annoncés. C'est la raison pour laquelle deux fonds au même tarif ne suivent pas leur indice avec la même fidélité.
La domiciliation, l'Irlande, n'est pas un détail administratif : elle décide de la retenue à la source que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, et cette perte ne figure dans aucun tableau de frais. Sur des actions américaines, la convention entre l'Irlande et les États-Unis ramène la retenue de trente à quinze pour cent, ce qui vaut mécaniquement plusieurs dixièmes de point par an sur un indice mondial et explique la domination irlandaise sur ce segment. Pour le porteur, le cadre UCITS apporte par ailleurs le document d'information clé dans sa langue, des règles de diversification et la séparation des actifs du fonds de ceux de l'émetteur.
Les revenus sont distribués : le fonds verse les dividendes qu'il perçoit, généralement une à quatre fois par an. Pour un porteur qui vit de son portefeuille, c'est ce qu'il faut, puisque le revenu arrive sans avoir à vendre. Pour un porteur en phase d'accumulation, c'est un désavantage fiscal dans un compte imposable : chaque versement est imposé l'année où il est perçu, et le montant réinvesti est donc amputé avant de recommencer à travailler. Le réinvestissement manuel coûte en outre une commission de courtage à chaque fois, et laisse souvent des liquidités inemployées faute d'atteindre le prix d'une part. Une part capitalisante du même indice, lorsqu'elle existe, règle la question.
Avec 2,0 milliards d'encours et 19 ans d'existence, ce fonds a la taille et l'historique qui rendent une fermeture improbable et l'écart de cotation étroit. Restent trois vérifications à faire une fois par an, qui ne dépendent pas du marché. Les frais courants, qu'un émetteur révise sans préavis et dont l'écart avec un concurrent peut s'inverser. La différence de suivi, seul chiffre qui dise si la réplication reste fidèle. Et la méthodologie de MSCI EM Latin America, qui peut changer ses règles de sélection ou de pondération sans que le nom du fonds bouge, auquel cas ce que vous détenez a changé sans que rien ne vous l'annonce.
MSCI EM Latin America couvre des marchés émergents, et l'exposition réelle est plus concentrée que le nom ne le suggère : quelques pays et quelques très grandes sociétés font l'essentiel de l'indice, si bien que le fonds est moins diversifié qu'un indice mondial malgré un nombre de lignes élevé. S'y ajoutent trois couches que n'a pas un indice développé. Le change, d'abord, qui a historiquement pesé autant que les cours eux-mêmes. Le risque politique et réglementaire, ensuite, y compris la possibilité qu'un marché devienne inaccessible. Et la retenue à la source sur les dividendes, plus lourde et moins récupérable, qui se lit dans la différence de suivi et non dans les frais.
Sur un an le fonds affiche 33,0 % contre 11,4 % en moyenne annualisée sur cinq ans : l'année récente est nettement au-dessus de la moyenne longue. Un écart dans ce sens invite surtout à la prudence sur le point d'entrée, car ce qui a beaucoup monté récemment se paie plus cher aujourd'hui qu'il y a un an, et la moyenne longue est la grandeur qui décrit le mieux ce à quoi il faut s'attendre.
0.74%
2.0B
2,007M USDÉlevé
93
Physique
Distribuant
USD
IE
MSCI EM Latin America
iShares
2007-11-01 (18 ans)
Analyse contextuelle
Taille du fonds
Avec 2.0B d'encours, c'est un fonds de grande taille, bonne liquidité et spreads serrés.
Positionnement des frais
Un TER de 0.74 % est supérieur à la moyenne du marché (~0,35 %), justifié si la stratégie est spécialisée.
Ancienneté
Créé en 2007-11-01, ce fonds a 18 ans d'historique, track record long et fiable.
Profil de risque
Risque élevé, réservé aux investisseurs à long terme supportant la volatilité.
Performance
Résumé des rendements
| Période | Rend. ann. | Cumulatif |
|---|---|---|
| 1 mois (est.) | – | +2.4% |
| 3 mois (est.) | – | +7.4% |
| 6 mois (est.) | – | +15.3% |
| YTD (est.) | – | +12.6% |
| 1 an | +33.0% | +33.0% |
| 3 ans | +11.1% | +37.0% |
| 5 ans | +11.4% | +71.8% |
| Depuis création (18y) | +18.5% | +2027.2% |
Informations clés
Profil du fonds
Thèmes & Zones
Composition
Risque
Comment acheter cet ETF
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À propos de cet ETF
Le iShares MSCI EM Latin America UCITS ETF USD (Dist) réplique l'indice MSCI EM Latin America. Il est géré par iShares avec une réplication physique et une politique de distribution distribuant. Le fonds est libellé en USD et domicilié au IE. Son ratio de frais totaux (TER) est de 0.74 %.
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Questions fréquentes
Combien coûtent réellement les frais de 0,74 % de LTAM ?
Ils sont prélevés sur la valeur du fonds au fil de l'eau, jamais facturés à part : sur 1 000 € investis cela fait environ 7.40 € par an, et de l'ordre de 74 € sur dix ans à montant constant. C'est le seul coût du fonds lui-même. S'y ajoutent la commission de votre courtier et l'écart entre cours d'achat et cours de vente, qui pèsent surtout sur de petits achats fréquents.
Comment acheter LTAM et sur quelle place ?
Par n'importe quel courtier qui référence le code ISIN IE00B27YCK28. Une même stratégie existe souvent en plusieurs parts, aux frais et à la politique de distribution différents, et c'est la part que vous achetez qui compte, pas celle que vous avez lue : vérifiez donc l'ISIN et non le nom. Un ordre à cours limité évite de payer l'écart d'un carnet peu animé, en particulier hors des heures d'ouverture des marchés sous-jacents.
LTAM est-il vraiment diversifié ?
Moins que le nombre de lignes ne le suggère. MSCI EM Latin America pondère ses composantes par capitalisation, si bien que les plus grandes sociétés font une part du fonds bien supérieure à leur nombre, et cette concentration s'accentue sans qu'aucune règle change. La vérification utile est le poids des dix premières lignes, publié chaque mois par iShares : c'est lui qui dit de combien d'entreprises dépend réellement le résultat.
Que faut-il revérifier sur LTAM une fois par an ?
Trois choses, aucune ne dépendant du marché. Les frais courants, qu'un émetteur révise sans préavis et dont l'écart avec un concurrent peut s'inverser. La différence de suivi, seul chiffre qui dise si la réplication reste fidèle. Et la méthodologie de MSCI EM Latin America, qui peut changer ses règles de sélection ou de pondération sans que le nom du fonds bouge : dans ce cas ce que vous détenez a changé sans que rien ne vous l'annonce.
LTAM prête-t-il les titres qu'il détient ?
Probablement en partie : la plupart des fonds physiques pratiquent le prêt de titres pour réduire leurs coûts, et iShares en publie la proportion dans le rapport annuel. Le revenu du prêt rend quelques centièmes de point, partagés entre le fonds et l'émetteur. Le risque est celui de l'emprunteur, couvert par une garantie supérieure au montant prêté, et il figure dans le prospectus plutôt que dans les frais annoncés.
Ce classement est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas une recommandation d'achat ou de vente de titres. Les performances affichées sont simulées.