SCHR
Schwab Intermediate-Term U.S. Treasury ETF
Publié par Radif Partners · Mis à jour le
Vue d'ensemble
Schwab Intermediate-Term U.S. Treasury ETF (SCHR) suit l'indice Bloomberg US Treasury 3-10 Year en détenant directement ses composants, une réplication physique gérée par Schwab. Les dividendes sont versés aux porteurs plutôt que réinvestis : SCHR convient à qui recherche un revenu régulier. Le fonds est domicilié en US, ce qui détermine la retenue à la source appliquée à ses dividendes. Les frais annuels s'élèvent à 0.03 % de l'encours, et le fonds gère 13.1B. Sur cinq ans, le fonds a rendu -3.2 % par an en moyenne, contre 0.3 % sur trois ans. Il n'est pas éligible au PEA, mais peut être détenu en compte-titres, en ISA britannique ou en Depot allemand. Son niveau de risque est qualifié de low. Lancé le 2010-08-05, le fonds est libellé en USD et affiche 16 ans d'historique. Comme SCHR distribue, chaque dividende versé est imposable l'année de son versement, au prélèvement forfaitaire unique de 30 % en compte-titres, alors qu'il reste à l'abri dans un PEA jusqu'au retrait. La domiciliation en US détermine la retenue que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, un coût invisible dans les frais affichés mais bien réel dans la performance.
À 0,03 %, ce fonds est parmi les moins chers de sa catégorie : sur 78 fonds comparables, un seul dixième fait aussi bien ou mieux. Sur 10 000 € cela représente environ 3 € par an, contre 10 € pour le fonds médian, soit près de 70 € d'écart sur dix ans. Quand les frais sont déjà au plancher, ce n'est plus là qu'il faut chercher la différence : elle se déplace vers la qualité de réplication, que l'on lit dans la différence de suivi, et vers le coût de passage de votre courtier, qui peut dépasser l'économie de frais si vous achetez par petits montants.
La réplication est physique : le fonds détient réellement les titres de Bloomberg US Treasury 3-10 Year, ce qui rend son contenu vérifiable ligne à ligne dans le rapport de l'émetteur. Deux points méritent d'être regardés. Le prêt de titres, d'abord, pratiqué par la plupart des fonds physiques pour réduire leurs coûts : il rapporte quelques centièmes de point et introduit une exposition à l'emprunteur, couverte par une garantie ; le rapport annuel indique la part prêtée. Le rééquilibrage, ensuite : chaque changement de composition de l'indice oblige le fonds à acheter et vendre, et ces frais internes ne figurent pas dans les 0,03 % annoncés. C'est la raison pour laquelle deux fonds au même tarif ne suivent pas leur indice avec la même fidélité.
Le fonds est domicilié aux États-Unis, et c'est le point à régler avant tout autre pour un investisseur européen. Un fonds américain ne relève pas de la réglementation UCITS : la plupart des courtiers européens ne peuvent pas le proposer à un particulier faute de document d'information clé, et l'accès dépend alors du statut de l'investisseur. S'y ajoutent deux conséquences fiscales propres : les dividendes versés à un non-résident subissent une retenue américaine réduite par convention si le formulaire W-8BEN est en place, et les titres américains détenus en direct entrent dans le champ des droits de succession américains au-delà d'un seuil bas pour un non-résident. Un équivalent domicilié en Irlande évite ces deux questions.
Les revenus sont distribués : le fonds verse les dividendes qu'il perçoit, généralement une à quatre fois par an. Pour un porteur qui vit de son portefeuille, c'est ce qu'il faut, puisque le revenu arrive sans avoir à vendre. Pour un porteur en phase d'accumulation, c'est un désavantage fiscal dans un compte imposable : chaque versement est imposé l'année où il est perçu, et le montant réinvesti est donc amputé avant de recommencer à travailler. Le réinvestissement manuel coûte en outre une commission de courtage à chaque fois, et laisse souvent des liquidités inemployées faute d'atteindre le prix d'une part. Une part capitalisante du même indice, lorsqu'elle existe, règle la question.
Avec 13,1 milliards d'encours et 16 ans d'existence, ce fonds a la taille et l'historique qui rendent une fermeture improbable et l'écart de cotation étroit. Restent trois vérifications à faire une fois par an, qui ne dépendent pas du marché. Les frais courants, qu'un émetteur révise sans préavis et dont l'écart avec un concurrent peut s'inverser. La différence de suivi, seul chiffre qui dise si la réplication reste fidèle. Et la méthodologie de Bloomberg US Treasury 3-10 Year, qui peut changer ses règles de sélection ou de pondération sans que le nom du fonds bouge, auquel cas ce que vous détenez a changé sans que rien ne vous l'annonce.
Bloomberg US Treasury 3-10 Year suit de la dette d'État, et le moteur du prix n'est pas le bénéfice d'une entreprise mais le taux d'intérêt : quand les taux montent, la valeur des obligations déjà émises baisse, d'autant plus fortement que leur échéance est lointaine. La grandeur à regarder sur ce fonds n'est donc pas la performance passée mais la duration, qui dit combien la valeur bouge pour un point de taux, et le rendement à l'échéance, qui dit ce que rapporte le portefeuille si rien n'est vendu. Le risque de défaut, lui, est ici secondaire ; le risque de taux est l'essentiel.
Sur un an le fonds affiche -5,5 % et sur cinq ans -3,2 % en moyenne annualisée, deux chiffres proches, ce qui est la configuration la plus ordinaire et la moins informative : elle ne dit pas que le fonds est régulier, seulement que les points de départ et d'arrivée retenus se ressemblent. Comparer ces chiffres à ceux d'un autre fonds n'a de sens que si l'indice est le même ; sinon, c'est une comparaison d'indices déguisée en comparaison de fonds.
0.03%
13.1B
13,080M USDFaible
6,014
Physique
Distribuant
USD
US
Bloomberg US Treasury 3-10 Year
Schwab
2010-08-05 (16 ans)
Analyse contextuelle
Taille du fonds
Avec 13.1B d'encours, c'est un fonds de grande taille, bonne liquidité et spreads serrés.
Positionnement des frais
Un TER de 0.03 % est parmi les plus bas du marché, excellent rapport qualité-prix.
Ancienneté
Créé en 2010-08-05, ce fonds a 16 ans d'historique, track record long et fiable.
Profil de risque
Risque faible, adapté aux investisseurs prudents ou aux objectifs à court terme.
Performance
Résumé des rendements
| Période | Rend. ann. | Cumulatif |
|---|---|---|
| 1 mois (est.) | – | -0.5% |
| 3 mois (est.) | – | -1.4% |
| 6 mois (est.) | – | -2.8% |
| YTD (est.) | – | -2.3% |
| 1 an | -5.5% | -5.5% |
| 3 ans | +0.3% | +1.0% |
| 5 ans | -3.2% | -14.8% |
| Depuis création (16y) | -2.8% | -36.3% |
Informations clés
Profil du fonds
Thèmes & Zones
Composition
Risque
Comment acheter cet ETF
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À propos de cet ETF
Le Schwab Intermediate-Term U.S. Treasury ETF réplique l'indice Bloomberg US Treasury 3-10 Year. Il est géré par Schwab avec une réplication physique et une politique de distribution distribuant. Le fonds est libellé en USD et domicilié au US. Son ratio de frais totaux (TER) est de 0.03 %.
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Questions fréquentes
Combien coûtent réellement les frais de 0,03 % de SCHR ?
Ils sont prélevés sur la valeur du fonds au fil de l'eau, jamais facturés à part : sur 1 000 € investis cela fait environ 0.30 € par an, et de l'ordre de 3 € sur dix ans à montant constant. C'est le seul coût du fonds lui-même. S'y ajoutent la commission de votre courtier et l'écart entre cours d'achat et cours de vente, qui pèsent surtout sur de petits achats fréquents.
Comment acheter SCHR et sur quelle place ?
Par n'importe quel courtier qui référence le code ISIN US8085248669. Une même stratégie existe souvent en plusieurs parts, aux frais et à la politique de distribution différents, et c'est la part que vous achetez qui compte, pas celle que vous avez lue : vérifiez donc l'ISIN et non le nom. Un ordre à cours limité évite de payer l'écart d'un carnet peu animé, en particulier hors des heures d'ouverture des marchés sous-jacents.
SCHR est-il vraiment diversifié ?
Moins que le nombre de lignes ne le suggère. Bloomberg US Treasury 3-10 Year pondère ses composantes par capitalisation, si bien que les plus grandes sociétés font une part du fonds bien supérieure à leur nombre, et cette concentration s'accentue sans qu'aucune règle change. La vérification utile est le poids des dix premières lignes, publié chaque mois par Schwab : c'est lui qui dit de combien d'entreprises dépend réellement le résultat.
Que faut-il revérifier sur SCHR une fois par an ?
Trois choses, aucune ne dépendant du marché. Les frais courants, qu'un émetteur révise sans préavis et dont l'écart avec un concurrent peut s'inverser. La différence de suivi, seul chiffre qui dise si la réplication reste fidèle. Et la méthodologie de Bloomberg US Treasury 3-10 Year, qui peut changer ses règles de sélection ou de pondération sans que le nom du fonds bouge : dans ce cas ce que vous détenez a changé sans que rien ne vous l'annonce.
SCHR prête-t-il les titres qu'il détient ?
Probablement en partie : la plupart des fonds physiques pratiquent le prêt de titres pour réduire leurs coûts, et Schwab en publie la proportion dans le rapport annuel. Le revenu du prêt rend quelques centièmes de point, partagés entre le fonds et l'émetteur. Le risque est celui de l'emprunteur, couvert par une garantie supérieure au montant prêté, et il figure dans le prospectus plutôt que dans les frais annoncés.
Ce classement est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas une recommandation d'achat ou de vente de titres. Les performances affichées sont simulées.