SPTL
SPDR Portfolio Long Term Treasury ETF
Publié par Radif Partners · Mis à jour le
Vue d'ensemble
SPDR Portfolio Long Term Treasury ETF (SPTL) suit l'indice Bloomberg Long U.S. Treasury en détenant directement ses composants, une réplication physique gérée par SPDR. Les dividendes sont versés aux porteurs plutôt que réinvestis : SPTL convient à qui recherche un revenu régulier. Le fonds est domicilié en US, ce qui détermine la retenue à la source appliquée à ses dividendes. Les frais annuels s'élèvent à 0.03 % de l'encours, et le fonds gère 10.7B. Sur cinq ans, le fonds a rendu -9.9 % par an en moyenne, contre -0.3 % sur trois ans. Il n'est pas éligible au PEA, mais peut être détenu en compte-titres, en ISA britannique ou en Depot allemand. Son niveau de risque est qualifié de medium. Lancé le 2007-05-23, le fonds est libellé en USD et affiche 19 ans d'historique. Comme SPTL distribue, chaque dividende versé est imposable l'année de son versement, au prélèvement forfaitaire unique de 30 % en compte-titres, alors qu'il reste à l'abri dans un PEA jusqu'au retrait. La domiciliation en US détermine la retenue que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, un coût invisible dans les frais affichés mais bien réel dans la performance.
À 0,03 %, ce fonds est parmi les moins chers de sa catégorie : sur 78 fonds comparables, un seul dixième fait aussi bien ou mieux. Sur 10 000 € cela représente environ 3 € par an, contre 10 € pour le fonds médian, soit près de 70 € d'écart sur dix ans. Quand les frais sont déjà au plancher, ce n'est plus là qu'il faut chercher la différence : elle se déplace vers la qualité de réplication, que l'on lit dans la différence de suivi, et vers le coût de passage de votre courtier, qui peut dépasser l'économie de frais si vous achetez par petits montants.
La réplication est physique : le fonds détient réellement les titres de Bloomberg Long U.S. Treasury, ce qui rend son contenu vérifiable ligne à ligne dans le rapport de l'émetteur. Deux points méritent d'être regardés. Le prêt de titres, d'abord, pratiqué par la plupart des fonds physiques pour réduire leurs coûts : il rapporte quelques centièmes de point et introduit une exposition à l'emprunteur, couverte par une garantie ; le rapport annuel indique la part prêtée. Le rééquilibrage, ensuite : chaque changement de composition de l'indice oblige le fonds à acheter et vendre, et ces frais internes ne figurent pas dans les 0,03 % annoncés. C'est la raison pour laquelle deux fonds au même tarif ne suivent pas leur indice avec la même fidélité.
Le fonds est domicilié aux États-Unis, et c'est le point à régler avant tout autre pour un investisseur européen. Un fonds américain ne relève pas de la réglementation UCITS : la plupart des courtiers européens ne peuvent pas le proposer à un particulier faute de document d'information clé, et l'accès dépend alors du statut de l'investisseur. S'y ajoutent deux conséquences fiscales propres : les dividendes versés à un non-résident subissent une retenue américaine réduite par convention si le formulaire W-8BEN est en place, et les titres américains détenus en direct entrent dans le champ des droits de succession américains au-delà d'un seuil bas pour un non-résident. Un équivalent domicilié en Irlande évite ces deux questions.
Les revenus sont distribués : le fonds verse les dividendes qu'il perçoit, généralement une à quatre fois par an. Pour un porteur qui vit de son portefeuille, c'est ce qu'il faut, puisque le revenu arrive sans avoir à vendre. Pour un porteur en phase d'accumulation, c'est un désavantage fiscal dans un compte imposable : chaque versement est imposé l'année où il est perçu, et le montant réinvesti est donc amputé avant de recommencer à travailler. Le réinvestissement manuel coûte en outre une commission de courtage à chaque fois, et laisse souvent des liquidités inemployées faute d'atteindre le prix d'une part. Une part capitalisante du même indice, lorsqu'elle existe, règle la question.
Avec 10,7 milliards d'encours et 19 ans d'existence, ce fonds a la taille et l'historique qui rendent une fermeture improbable et l'écart de cotation étroit. Restent trois vérifications à faire une fois par an, qui ne dépendent pas du marché. Les frais courants, qu'un émetteur révise sans préavis et dont l'écart avec un concurrent peut s'inverser. La différence de suivi, seul chiffre qui dise si la réplication reste fidèle. Et la méthodologie de Bloomberg Long U.S. Treasury, qui peut changer ses règles de sélection ou de pondération sans que le nom du fonds bouge, auquel cas ce que vous détenez a changé sans que rien ne vous l'annonce.
Bloomberg Long U.S. Treasury suit de la dette d'État, et le moteur du prix n'est pas le bénéfice d'une entreprise mais le taux d'intérêt : quand les taux montent, la valeur des obligations déjà émises baisse, d'autant plus fortement que leur échéance est lointaine. La grandeur à regarder sur ce fonds n'est donc pas la performance passée mais la duration, qui dit combien la valeur bouge pour un point de taux, et le rendement à l'échéance, qui dit ce que rapporte le portefeuille si rien n'est vendu. Le risque de défaut, lui, est ici secondaire ; le risque de taux est l'essentiel.
Sur un an le fonds affiche -11,1 % et sur cinq ans -9,9 % en moyenne annualisée, deux chiffres proches, ce qui est la configuration la plus ordinaire et la moins informative : elle ne dit pas que le fonds est régulier, seulement que les points de départ et d'arrivée retenus se ressemblent. Comparer ces chiffres à ceux d'un autre fonds n'a de sens que si l'indice est le même ; sinon, c'est une comparaison d'indices déguisée en comparaison de fonds.
0.03%
10.7B
10,674M USDMoyen
4,336
Physique
Distribuant
USD
US
Bloomberg Long U.S. Treasury
SPDR
2007-05-23 (19 ans)
Analyse contextuelle
Taille du fonds
Avec 10.7B d'encours, c'est un fonds de grande taille, bonne liquidité et spreads serrés.
Positionnement des frais
Un TER de 0.03 % est parmi les plus bas du marché, excellent rapport qualité-prix.
Ancienneté
Créé en 2007-05-23, ce fonds a 19 ans d'historique, track record long et fiable.
Profil de risque
Risque moyen, bon équilibre rendement/risque pour un horizon de 5 ans et plus.
Performance
Résumé des rendements
| Période | Rend. ann. | Cumulatif |
|---|---|---|
| 1 mois (est.) | – | -1.0% |
| 3 mois (est.) | – | -2.9% |
| 6 mois (est.) | – | -5.7% |
| YTD (est.) | – | -4.8% |
| 1 an | -11.1% | -11.1% |
| 3 ans | -0.3% | -0.9% |
| 5 ans | -9.9% | -40.6% |
| Depuis création (19y) | -7.1% | -75.4% |
Informations clés
Profil du fonds
Thèmes & Zones
Composition
Risque
Comment acheter cet ETF
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À propos de cet ETF
Le SPDR Portfolio Long Term Treasury ETF réplique l'indice Bloomberg Long U.S. Treasury. Il est géré par SPDR avec une réplication physique et une politique de distribution distribuant. Le fonds est libellé en USD et domicilié au US. Son ratio de frais totaux (TER) est de 0.03 %.
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Questions fréquentes
Combien coûtent réellement les frais de 0,03 % de SPTL ?
Ils sont prélevés sur la valeur du fonds au fil de l'eau, jamais facturés à part : sur 1 000 € investis cela fait environ 0.30 € par an, et de l'ordre de 3 € sur dix ans à montant constant. C'est le seul coût du fonds lui-même. S'y ajoutent la commission de votre courtier et l'écart entre cours d'achat et cours de vente, qui pèsent surtout sur de petits achats fréquents.
SPTL prête-t-il les titres qu'il détient ?
Probablement en partie : la plupart des fonds physiques pratiquent le prêt de titres pour réduire leurs coûts, et SPDR en publie la proportion dans le rapport annuel. Le revenu du prêt rend quelques centièmes de point, partagés entre le fonds et l'émetteur. Le risque est celui de l'emprunteur, couvert par une garantie supérieure au montant prêté, et il figure dans le prospectus plutôt que dans les frais annoncés.
Un investisseur européen peut-il acheter SPTL ?
Pas toujours. Ce fonds ne relève pas du cadre UCITS, si bien que la plupart des courtiers européens ne peuvent pas le proposer à un particulier faute de document d'information clé dans sa langue. S'y ajoutent deux conséquences : une retenue à la source américaine sur les dividendes, réduite par convention si le formulaire W-8BEN est déposé, et l'entrée des titres américains dans le champ des droits de succession américains au-delà d'un seuil bas pour un non-résident.
SPTL verse-t-il des dividendes ?
Oui : le fonds est distribuant et verse les dividendes qu'il perçoit, selon un calendrier fixé par SPDR. Le versement est imposable l'année où vous le recevez dans la plupart des enveloppes, même réinvesti aussitôt, et le réinvestissement manuel coûte une commission à chaque fois. Une part capitalisante du même indice évite ce frottement pour qui n'a pas besoin du revenu.
Quel est le vrai risque de SPTL ?
Le taux d'intérêt, pas le défaut. Quand les taux montent, la valeur des obligations déjà émises baisse, et l'ampleur dépend de la duration du portefeuille : environ un pour cent de baisse par année de duration et par point de taux. La grandeur à regarder sur ce fonds est donc la duration, et le rendement à l'échéance, qui dit ce que rapporte le portefeuille si rien n'est vendu. Ni l'une ni l'autre n'apparaît dans une performance annuelle.
Ce classement est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas une recommandation d'achat ou de vente de titres. Les performances affichées sont simulées.