Cybersécurité
Publié par Radif Partners · Mis à jour le
Palo Alto, CrowdStrike, Fortinet, la sécurité numérique dans un monde connecté
Cette page compare 3 fonds de la catégorie Cybersécurité, dont les frais courants vont de 0,45 % à 0,60 % pour une médiane de 0,60 %. L'écart entre le moins cher et le plus cher représente environ 150 € sur dix ans pour 10 000 € investis : à indice comparable, c'est la différence la plus sûre entre deux fonds, car elle ne dépend d'aucune hypothèse de marché. 1 des 3 fonds sont capitalisants et 3 répliquent leur indice en détenant les titres, les autres passant par un contrat d'échange. Le plus gros encours de la liste est celui de CIBR, ce qui compte moins pour la performance que pour le risque de fermeture : un fonds qui reste petit finit souvent fusionné. Les performances passées ne sont pas retenues pour classer cette liste : sur les horizons publiés, elles parlent de l'indice suivi plus que de la gestion du fonds.
3
0.55%
+32.2%
0.45%
+36.5%
Un thème porté par la dépense contrainte, mais cher payé
La cybersécurité présente une particularité économique rare : la dépense y est largement non discrétionnaire. Une entreprise réduit son budget marketing dans une récession, rarement son budget de sécurité, d'autant que la réglementation européenne, avec NIS2 et DORA, impose désormais des obligations dont le non-respect engage la responsabilité des dirigeants. Cela donne au secteur une croissance plus régulière que la moyenne du logiciel, et des modèles d'abonnement dont les revenus se renouvellent automatiquement, ce qui explique des valorisations élevées en permanence.
Le revers est précisément cette valorisation. Les indices du secteur se négocient régulièrement à des multiples de chiffre d'affaires de cinq à dix fois, contre trois à quatre pour le logiciel large : une déception de croissance de quelques points se paie alors en dizaines de pour cent de baisse. Le second point à vérifier est la définition de l'indice. Certaines sociétés du panier tirent l'essentiel de leurs revenus d'activités qui n'ont rien à voir avec la sécurité, matériel réseau ou services informatiques généraux, et leur présence dilue le thème que le fonds prétend suivre. La liste complète des positions, publiée quotidiennement, est la seule façon de le vérifier.
Ce que disent les fonds de cette catégorie
Où se trouve l'argent
La catégorie compte 3 fonds pour 21.2B d'encours cumulé, et cet encours n'est pas réparti à parts égales. First Trust NASDAQ Cybersecurity ETF (CIBR), géré par First Trust, en concentre 17.3B à lui seul, et les trois premiers, First Trust NASDAQ Cybersecurity ETF (CIBR), ETFMG Prime Cyber Security ETF (HACK) et WisdomTree Cybersecurity UCITS ETF - USD Acc (WCBR), en représentent 100.0 % du total. À l'autre bout, WisdomTree Cybersecurity UCITS ETF - USD Acc (WCBR) n'en gère que 591M. L'encours n'est pas un gage de qualité, mais il décide de deux choses très concrètes : l'écart entre le prix d'achat et le prix de vente que vous subissez à chaque ordre, et la probabilité que le fonds existe encore dans dix ans.
L'écart de frais, en euros
Les frais courants vont de 0.45 % pour WisdomTree Cybersecurity UCITS ETF - USD Acc (WCBR) à 0.60 % pour ETFMG Prime Cyber Security ETF (HACK), soit 0.15 point d'écart, et la moyenne de la catégorie s'établit à 0.55 %. Sur 10 000 € détenus dix ans, cet écart représente environ 150 € prélevés en plus, avant même de compter le rendement que cette somme aurait produit. C'est la seule variable de la comparaison qui soit connue à l'avance : la performance passée ne se répète pas, les frais se répètent chaque année.
Deux fonds de la même catégorie ne suivent pas le même panier
Les 3 fonds listés suivent 3 indices différents, notamment Nasdaq CTA Cybersecurity, Prime Cyber Defense et WisdomTree Team8 Cybersecurity. Le plus gros suit Nasdaq CTA Cybersecurity. Cette diversité est la raison pour laquelle deux fonds rangés sous le même thème peuvent afficher des écarts de performance de plusieurs points sur un an : ils ne détiennent pas les mêmes titres, ne les pondèrent pas de la même façon et ne rééquilibrent pas au même rythme. La fiche de chaque fonds nomme son indice, et c'est par là que commence une comparaison sérieuse.
Réplication et domiciliation
Les 3 fonds de la catégorie répliquent physiquement leur indice : ils détiennent les titres. Reste à regarder si le fonds prête ses titres, ce que le document d'information clé indique, et dans quelle proportion : le revenu du prêt réduit les frais réels, le risque de contrepartie s'ajoute au risque de marché.
2 des 3 fonds sont domiciliés en US, les autres en IE. La domiciliation décide de la retenue à la source que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, un coût absent des frais affichés mais bien présent dans la performance, et elle décide aussi de votre propre fiscalité selon votre pays de résidence.
Capitaliser ou percevoir
1 fonds capitalisent les dividendes, 2 les distribuent. Le plus gros capitalisant est WisdomTree Cybersecurity UCITS ETF - USD Acc (WCBR), le plus gros distribuant First Trust NASDAQ Cybersecurity ETF (CIBR). Le choix n'est pas une question de rendement, les deux versions du même indice rapportent la même chose avant impôt, mais de fiscalité et de discipline : le capitalisant réinvestit sans frais ni décision à prendre, le distribuant verse un revenu imposable l'année de son versement.
Ancienneté et taille critique
Le plus ancien fonds de la catégorie, ETFMG Prime Cyber Security ETF (HACK), a été lancé le 2014-11-11, soit 12 ans d'historique, et le plus récent, WisdomTree Cybersecurity UCITS ETF - USD Acc (WCBR), le 2021-03-31. Un historique long permet de voir comment le fonds s'est comporté dans une baisse, ce qu'aucune performance sur un an ne montre. Un fonds lancé il y a deux ans n'a traversé qu'un seul régime de marché.
Aucun des 3 fonds ne gère moins de 100 millions, le plus petit étant WisdomTree Cybersecurity UCITS ETF - USD Acc (WCBR). La catégorie est donc à l'abri du risque de fermeture pour taille insuffisante, celui qui force une vente au moment choisi par l'émetteur et non par le porteur.
Questions fréquentes
Pourquoi investir dans les ETF cybersecurite ?
Les depenses en cybersecurite croissent regulierement face à l'augmentation des menaces numeriques. Le secteur beneficie de revenus recurrents et d'une demande persistante meme en période de ralentissement. Vérifiez le chiffre dans le document d'information clé de la part exacte que propose votre courtier : deux parts d'un même fonds peuvent différer sur les frais et sur la distribution.
Quelles entreprises composent les ETF cybersecurite ?
Les principales positions incluent Palo Alto Networks, CrowdStrike, Fortinet, Zscaler et SentinelOne. Ces entreprises fournissent sécurité reseau, cloud et protection des terminaux. Ce qui compte plus que le classement, c'est de savoir si l'indice suivi convient à votre horizon et à votre tolérance à une baisse de trente pour cent, qu'aucun score ne peut décider pour vous.
Les ETF cybersecurite sont-ils volatils ?
Les ETF cybersecurite ont une volatilite moderee a élevée (20-25 % annualisee). De nombreuses positions sont des entreprises de croissance avec des valorisations elevees. Sur ces horizons, la performance passée parle davantage de l'indice que du fonds : c'est pourquoi la comparaison retenue ici pèse le coût, la taille et la qualité de suivi.
Cybersecurite vs ETF tech large : lequel choisir ?
Les ETF cybersecurite offrent une exposition ciblee à un sous-secteur resilient mais sont plus concentres. Les ETF tech larges offrent une diversification. Considerez la cybersecurite comme complement. Sur dix ans, les frais courants pèsent davantage que n'importe quel écart de performance passée : 0,20 % contre 0,50 % sur 10 000 € représente environ 300 €, intérêts composés compris.