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Semi-conducteurs

Publié par Radif Partners · Mis à jour le

NVIDIA, ASML, Broadcom, les puces qui alimentent l'IA et l'informatique

Cette page compare 4 fonds de la catégorie Semi-conducteurs, dont les frais courants vont de 0,34 % à 0,76 % pour une médiane de 0,35 %. L'écart entre le moins cher et le plus cher représente environ 420 € sur dix ans pour 10 000 € investis : à indice comparable, c'est la différence la plus sûre entre deux fonds, car elle ne dépend d'aucune hypothèse de marché. 2 des 4 fonds sont capitalisants et 3 répliquent leur indice en détenant les titres, les autres passant par un contrat d'échange. Le plus gros encours de la liste est celui de SOXX, ce qui compte moins pour la performance que pour le risque de fermeture : un fonds qui reste petit finit souvent fusionné. Les performances passées ne sont pas retenues pour classer cette liste : sur les horizons publiés, elles parlent de l'indice suivi plus que de la gestion du fonds.

ETFs

4

TER moyen

0.45%

Perf moy. 1A

+104.2%

TER le plus bas

0.34%

Meilleure perf 1A

+156.1%

Le secteur le plus cyclique de la cote, et le plus concentré

Les semi-conducteurs cumulent trois caractéristiques que peu de secteurs réunissent. Le cycle y est brutal : la demande se retourne plus vite que les usines ne s'adaptent, et un cycle complet, de la pénurie au sur-stock, dure typiquement deux à trois ans avec des amplitudes de cours de cinquante pour cent. La concentration est extrême : une seule fonderie taïwanaise fabrique la majorité des puces avancées du monde, et trois entreprises se partagent l'essentiel des équipements de lithographie. Enfin le risque géopolitique est direct, puisque la production est physiquement située dans la zone la plus disputée d'Asie.

Pour un fonds, cela se traduit par des plafonds de pondération qui mordent. Un indice pondéré par la capitalisation mettrait plus d'un quart sur un seul titre, ce que la réglementation UCITS interdit au-delà de certaines limites de concentration : les indices sectoriels appliquent donc des plafonds, souvent huit ou dix pour cent, avec rééquilibrage trimestriel. Cela crée un écart mécanique et récurrent avec la performance des plus gros titres du secteur, à la hausse comme à la baisse. Le lire est indispensable avant de comparer la performance d'un fonds à celle de l'entreprise dont on a entendu parler.

Ce que disent les fonds de cette catégorie

Où se trouve l'argent

La catégorie compte 4 fonds pour 86.8B d'encours cumulé, et cet encours n'est pas réparti à parts égales. iShares Semiconductor ETF (SOXX), géré par iShares, en concentre 48.4B à lui seul, et les trois premiers, iShares Semiconductor ETF (SOXX), Direxion Daily Semiconductor Bull 3X Shares (SOXL) et VanEck Semiconductor UCITS ETF (SMH), en représentent 92.4 % du total. À l'autre bout, L&G Global Semiconductors UCITS ETF (SEMI) n'en gère que 6.6B. L'encours n'est pas un gage de qualité, mais il décide de deux choses très concrètes : l'écart entre le prix d'achat et le prix de vente que vous subissez à chaque ordre, et la probabilité que le fonds existe encore dans dix ans.

L'écart de frais, en euros

Les frais courants vont de 0.34 % pour L&G Global Semiconductors UCITS ETF (SEMI) à 0.76 % pour Direxion Daily Semiconductor Bull 3X Shares (SOXL), soit 0.42 point d'écart, et la moyenne de la catégorie s'établit à 0.45 %. Sur 10 000 € détenus dix ans, cet écart représente environ 420 € prélevés en plus, avant même de compter le rendement que cette somme aurait produit. C'est la seule variable de la comparaison qui soit connue à l'avance : la performance passée ne se répète pas, les frais se répètent chaque année.

Deux fonds de la même catégorie ne suivent pas le même panier

Les 4 fonds listés suivent 4 indices différents, notamment ICE Semiconductor, ICE Semiconductor 3x Leveraged, MarketVector US Listed Semiconductor 10% Capped et ROBO Global Semiconductor. Le plus gros suit ICE Semiconductor. Cette diversité est la raison pour laquelle deux fonds rangés sous le même thème peuvent afficher des écarts de performance de plusieurs points sur un an : ils ne détiennent pas les mêmes titres, ne les pondèrent pas de la même façon et ne rééquilibrent pas au même rythme. La fiche de chaque fonds nomme son indice, et c'est par là que commence une comparaison sérieuse.

Réplication et domiciliation

3 fonds détiennent directement les titres de leur indice, 1 passent par un contrat d'échange, dont Direxion Daily Semiconductor Bull 3X Shares (SOXL) chez Direxion. La réplication synthétique suit souvent l'indice de plus près et donne accès à des marchés difficiles à détenir en direct, au prix d'un risque de contrepartie encadré mais réel. La réplication physique se comprend d'un coup d'œil et permet le prêt de titres, qui rapporte au fonds mais ajoute son propre risque.

2 des 4 fonds sont domiciliés en US, les autres en IE. La domiciliation décide de la retenue à la source que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, un coût absent des frais affichés mais bien présent dans la performance, et elle décide aussi de votre propre fiscalité selon votre pays de résidence.

Capitaliser ou percevoir

2 fonds capitalisent les dividendes, 2 les distribuent. Le plus gros capitalisant est VanEck Semiconductor UCITS ETF (SMH), le plus gros distribuant iShares Semiconductor ETF (SOXX). Le choix n'est pas une question de rendement, les deux versions du même indice rapportent la même chose avant impôt, mais de fiscalité et de discipline : le capitalisant réinvestit sans frais ni décision à prendre, le distribuant verse un revenu imposable l'année de son versement.

Ancienneté et taille critique

Le plus ancien fonds de la catégorie, iShares Semiconductor ETF (SOXX), a été lancé le 2001-07-10, soit 25 ans d'historique, et le plus récent, L&G Global Semiconductors UCITS ETF (SEMI), le 2022-07-07. Un historique long permet de voir comment le fonds s'est comporté dans une baisse, ce qu'aucune performance sur un an ne montre. Un fonds lancé il y a deux ans n'a traversé qu'un seul régime de marché.

Aucun des 4 fonds ne gère moins de 100 millions, le plus petit étant L&G Global Semiconductors UCITS ETF (SEMI). La catégorie est donc à l'abri du risque de fermeture pour taille insuffisante, celui qui force une vente au moment choisi par l'émetteur et non par le porteur.

Questions fréquentes

Pourquoi investir dans les ETF semi-conducteurs ?

Les semi-conducteurs sont essentiels pour l'IA, les smartphones, les voitures et les data centers. Le secteur beneficie de tendances de croissance seculaires incluant l'adoption de l'IA et l'electrification. Vérifiez le chiffre dans le document d'information clé de la part exacte que propose votre courtier : deux parts d'un même fonds peuvent différer sur les frais et sur la distribution.

Quelles entreprises composent les ETF semi-conducteurs ?

Les principales positions incluent NVIDIA, ASML, Broadcom, AMD, Qualcomm, Texas Instruments et Applied Materials. Ce qui compte plus que le classement, c'est de savoir si l'indice suivi convient à votre horizon et à votre tolérance à une baisse de trente pour cent, qu'aucun score ne peut décider pour vous.

Quelle est la volatilite des ETF semi-conducteurs ?

Les ETF semi-conducteurs sont très cycliques avec une volatilite annualisee de 25-35 %. Le secteur peut fluctuer fortement selon les cycles de demande et les facteurs geopolitiques. Sur ces horizons, la performance passée parle davantage de l'indice que du fonds : c'est pourquoi la comparaison retenue ici pèse le coût, la taille et la qualité de suivi.

Les ETF semi-conducteurs sont-ils bons pour le long terme ?

L'industrie des semi-conducteurs a de solides moteurs a long terme avec l'IA, l'IoT et l'electrification. En raison de la forte volatilite, c'est mieux adapte comme position satellite. Sur dix ans, les frais courants pèsent davantage que n'importe quel écart de performance passée : 0,20 % contre 0,50 % sur 10 000 € représente environ 300 €, intérêts composés compris.