EPRA
Amundi FTSE EPRA Europe Real Estate UCITS ETF Dist
Publié par Radif Partners · Mis à jour le
Vue d'ensemble
Amundi FTSE EPRA Europe Real Estate UCITS ETF Dist (EPRA) suit l'indice FTSE EPRA/NAREIT Developed Europe en détenant directement ses composants, une réplication physique gérée par Amundi. Les dividendes sont versés aux porteurs plutôt que réinvestis : EPRA convient à qui recherche un revenu régulier. Le fonds est domicilié en LU, ce qui détermine la retenue à la source appliquée à ses dividendes. Les frais annuels s'élèvent à 0.40 % de l'encours, et le fonds gère 92M. Sur cinq ans, le fonds a rendu -6.7 % par an en moyenne, contre 7.5 % sur trois ans. Il n'est pas éligible au PEA, mais peut être détenu en compte-titres, en ISA britannique ou en Depot allemand. Son niveau de risque est qualifié de medium. Lancé le 2018-01-11, le fonds est libellé en EUR et affiche 8 ans d'historique. C'est un fonds UCITS : il respecte le cadre européen sur la diversification, la liquidité et la ségrégation des actifs. Comme EPRA distribue, chaque dividende versé est imposable l'année de son versement, au prélèvement forfaitaire unique de 30 % en compte-titres, alors qu'il reste à l'abri dans un PEA jusqu'au retrait. La domiciliation en LU détermine la retenue que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, un coût invisible dans les frais affichés mais bien réel dans la performance.
Les frais courants de 0,40 % placent ce fonds au 16·e rang sur 22 fonds comparables, dont la médiane est à 0,25 %. Sur 10 000 € investis cela coûte environ 40 € par an, 400 € sur dix ans à montant constant, prélevés quotidiennement et jamais visibles sur un relevé : ils se lisent dans l'écart entre la performance du fonds et celle de son indice. À ce niveau, ni assez bas pour être un argument ni assez élevé pour être un obstacle, la décision se joue ailleurs : sur l'indice suivi, sur la politique de distribution et sur ce que votre courtier facture à l'achat.
La réplication est physique : le fonds détient réellement les titres de FTSE EPRA/NAREIT Developed Europe, ce qui rend son contenu vérifiable ligne à ligne dans le rapport de l'émetteur. Deux points méritent d'être regardés. Le prêt de titres, d'abord, pratiqué par la plupart des fonds physiques pour réduire leurs coûts : il rapporte quelques centièmes de point et introduit une exposition à l'emprunteur, couverte par une garantie ; le rapport annuel indique la part prêtée. Le rééquilibrage, ensuite : chaque changement de composition de l'indice oblige le fonds à acheter et vendre, et ces frais internes ne figurent pas dans les 0,40 % annoncés. C'est la raison pour laquelle deux fonds au même tarif ne suivent pas leur indice avec la même fidélité.
La domiciliation, le Luxembourg, n'est pas un détail administratif : elle décide de la retenue à la source que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, et cette perte ne figure dans aucun tableau de frais. Le Luxembourg offre un réseau de conventions comparable sans être aussi favorable que l'Irlande sur les actions américaines, différence qui se voit sur un indice mondial et pas sur un indice européen. Pour le porteur, le cadre UCITS apporte par ailleurs le document d'information clé dans sa langue, des règles de diversification et la séparation des actifs du fonds de ceux de l'émetteur.
Les revenus sont distribués : le fonds verse les dividendes qu'il perçoit, généralement une à quatre fois par an. Pour un porteur qui vit de son portefeuille, c'est ce qu'il faut, puisque le revenu arrive sans avoir à vendre. Pour un porteur en phase d'accumulation, c'est un désavantage fiscal dans un compte imposable : chaque versement est imposé l'année où il est perçu, et le montant réinvesti est donc amputé avant de recommencer à travailler. Le réinvestissement manuel coûte en outre une commission de courtage à chaque fois, et laisse souvent des liquidités inemployées faute d'atteindre le prix d'une part. Une part capitalisante du même indice, lorsqu'elle existe, règle la question.
Avec 92 millions d'encours, ce fonds est petit, et la taille est ici le risque principal, avant la volatilité de l'indice. Un fonds qui reste sous le seuil de rentabilité de son émetteur finit fusionné avec un autre ou liquidé, et les deux opérations se produisent sans votre accord : la liquidation déclenche une vente à une date que vous n'avez pas choisie, donc une plus-value imposable au mauvais moment, et la fusion vous transfère vers un indice qui n'est pas exactement celui que vous aviez retenu. Un encours qui décroît d'année en année est le signal à suivre, davantage que son niveau absolu. À cette taille, l'écart entre cours d'achat et cours de vente est aussi plus large, ce qui coûte à chaque passage d'ordre.
FTSE EPRA/NAREIT Developed Europe est un indice sectoriel, et c'est un pari explicite : le portefeuille abandonne la diversification entre secteurs pour prendre position sur un seul. Trois conséquences en découlent. La concentration, d'abord, souvent une vingtaine de sociétés dont les trois premières font une part notable du fonds, si bien que le résultat dépend d'entreprises identifiables. La corrélation interne, ensuite, qui rend inutile l'idée d'atténuer le risque au sein du secteur. Et le calendrier, enfin : un secteur connaît des cycles longs, et l'entrée se fait rarement au bon moment lorsqu'on achète après une forte hausse déjà publiée.
Sur un an le fonds affiche -9,0 % et sur cinq ans -6,7 % en moyenne annualisée, deux chiffres proches, ce qui est la configuration la plus ordinaire et la moins informative : elle ne dit pas que le fonds est régulier, seulement que les points de départ et d'arrivée retenus se ressemblent. Comparer ces chiffres à ceux d'un autre fonds n'a de sens que si l'indice est le même ; sinon, c'est une comparaison d'indices déguisée en comparaison de fonds.
0.40%
92M
92M EURMoyen
218
Physique
Distribuant
EUR
LU
FTSE EPRA/NAREIT Developed Europe
Amundi
2018-01-11 (8 ans)
Analyse contextuelle
Taille du fonds
Avec 92M d'encours, c'est un petit fonds, attention aux spreads et au risque de fermeture.
Positionnement des frais
Un TER de 0.40 % est dans la moyenne du marché (~0,35 %).
Ancienneté
Créé en 2018-01-11, ce fonds a 8 ans d'historique, suffisant pour évaluer sa régularité.
Profil de risque
Risque moyen, bon équilibre rendement/risque pour un horizon de 5 ans et plus.
Performance
Résumé des rendements
| Période | Rend. ann. | Cumulatif |
|---|---|---|
| 1 mois (est.) | – | -0.8% |
| 3 mois (est.) | – | -2.3% |
| 6 mois (est.) | – | -4.6% |
| YTD (est.) | – | -3.8% |
| 1 an | -9.0% | -9.0% |
| 3 ans | +7.5% | +24.2% |
| 5 ans | -6.7% | -29.1% |
| Depuis création (8y) | -2.7% | -19.7% |
Informations clés
Profil du fonds
Thèmes & Zones
Composition
Risque
Comment acheter cet ETF
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À propos de cet ETF
Le Amundi FTSE EPRA Europe Real Estate UCITS ETF Dist réplique l'indice FTSE EPRA/NAREIT Developed Europe. Il est géré par Amundi avec une réplication physique et une politique de distribution distribuant. Le fonds est libellé en EUR et domicilié au LU. Son ratio de frais totaux (TER) est de 0.40 %.
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Questions fréquentes
Combien coûtent réellement les frais de 0,40 % de EPRA ?
Ils sont prélevés sur la valeur du fonds au fil de l'eau, jamais facturés à part : sur 1 000 € investis cela fait environ 4.00 € par an, et de l'ordre de 40 € sur dix ans à montant constant. C'est le seul coût du fonds lui-même. S'y ajoutent la commission de votre courtier et l'écart entre cours d'achat et cours de vente, qui pèsent surtout sur de petits achats fréquents.
EPRA verse-t-il des dividendes ?
Oui : le fonds est distribuant et verse les dividendes qu'il perçoit, selon un calendrier fixé par Amundi. Le versement est imposable l'année où vous le recevez dans la plupart des enveloppes, même réinvesti aussitôt, et le réinvestissement manuel coûte une commission à chaque fois. Une part capitalisante du même indice évite ce frottement pour qui n'a pas besoin du revenu.
Que se passe-t-il si EPRA ferme ?
Avec 92 millions d'encours, ce fonds est assez petit pour qu'une fusion ou une liquidation soit un scénario réel. En cas de liquidation, les titres sont vendus et le produit vous est versé à une date que vous n'avez pas choisie, donc avec une plus-value éventuellement imposable au mauvais moment. En cas de fusion, vos parts sont transférées vers un autre fonds, dont l'indice n'est pas exactement celui que vous aviez retenu.
Comment acheter EPRA et sur quelle place ?
Par n'importe quel courtier qui référence le code ISIN LU1681039480. Une même stratégie existe souvent en plusieurs parts, aux frais et à la politique de distribution différents, et c'est la part que vous achetez qui compte, pas celle que vous avez lue : vérifiez donc l'ISIN et non le nom. Un ordre à cours limité évite de payer l'écart d'un carnet peu animé, en particulier hors des heures d'ouverture des marchés sous-jacents.
EPRA est-il vraiment diversifié ?
Moins que le nombre de lignes ne le suggère. FTSE EPRA/NAREIT Developed Europe pondère ses composantes par capitalisation, si bien que les plus grandes sociétés font une part du fonds bien supérieure à leur nombre, et cette concentration s'accentue sans qu'aucune règle change. La vérification utile est le poids des dix premières lignes, publié chaque mois par Amundi : c'est lui qui dit de combien d'entreprises dépend réellement le résultat.
Ce classement est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas une recommandation d'achat ou de vente de titres. Les performances affichées sont simulées.