IEGA
iShares Core EUR Govt Bond UCITS ETF EUR (Dist)
Publié par Radif Partners · Mis à jour le
Vue d'ensemble
iShares Core EUR Govt Bond UCITS ETF EUR (Dist) (IEGA) suit l'indice Bloomberg EUR Treasury en détenant directement ses composants, une réplication physique gérée par iShares. Les dividendes sont versés aux porteurs plutôt que réinvestis : IEGA convient à qui recherche un revenu régulier. Le fonds est domicilié en IE, ce qui détermine la retenue à la source appliquée à ses dividendes. Les frais annuels s'élèvent à 0.07 % de l'encours, et le fonds gère 8.9B. Il n'est pas éligible au PEA, mais peut être détenu en compte-titres, en ISA britannique ou en Depot allemand. Son niveau de risque est qualifié de low. Lancé le 2009-09-25, le fonds est libellé en EUR et affiche 17 ans d'historique. C'est un fonds UCITS : il respecte le cadre européen sur la diversification, la liquidité et la ségrégation des actifs. Comme IEGA distribue, chaque dividende versé est imposable l'année de son versement, au prélèvement forfaitaire unique de 30 % en compte-titres, alors qu'il reste à l'abri dans un PEA jusqu'au retrait. La domiciliation en IE détermine la retenue que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, un coût invisible dans les frais affichés mais bien réel dans la performance.
Les frais courants de 0,07 % placent ce fonds au 25·e rang sur 79 fonds comparables, dont la médiane est à 0,10 %. Sur 10 000 € investis cela coûte environ 7 € par an, 70 € sur dix ans à montant constant, prélevés quotidiennement et jamais visibles sur un relevé : ils se lisent dans l'écart entre la performance du fonds et celle de son indice. À ce niveau, ni assez bas pour être un argument ni assez élevé pour être un obstacle, la décision se joue ailleurs : sur l'indice suivi, sur la politique de distribution et sur ce que votre courtier facture à l'achat.
La réplication est physique : le fonds détient réellement les titres de Bloomberg EUR Treasury, ce qui rend son contenu vérifiable ligne à ligne dans le rapport de l'émetteur. Deux points méritent d'être regardés. Le prêt de titres, d'abord, pratiqué par la plupart des fonds physiques pour réduire leurs coûts : il rapporte quelques centièmes de point et introduit une exposition à l'emprunteur, couverte par une garantie ; le rapport annuel indique la part prêtée. Le rééquilibrage, ensuite : chaque changement de composition de l'indice oblige le fonds à acheter et vendre, et ces frais internes ne figurent pas dans les 0,07 % annoncés. C'est la raison pour laquelle deux fonds au même tarif ne suivent pas leur indice avec la même fidélité.
La domiciliation, l'Irlande, n'est pas un détail administratif : elle décide de la retenue à la source que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, et cette perte ne figure dans aucun tableau de frais. Sur des actions américaines, la convention entre l'Irlande et les États-Unis ramène la retenue de trente à quinze pour cent, ce qui vaut mécaniquement plusieurs dixièmes de point par an sur un indice mondial et explique la domination irlandaise sur ce segment. Pour le porteur, le cadre UCITS apporte par ailleurs le document d'information clé dans sa langue, des règles de diversification et la séparation des actifs du fonds de ceux de l'émetteur.
Les revenus sont distribués : le fonds verse les dividendes qu'il perçoit, généralement une à quatre fois par an. Pour un porteur qui vit de son portefeuille, c'est ce qu'il faut, puisque le revenu arrive sans avoir à vendre. Pour un porteur en phase d'accumulation, c'est un désavantage fiscal dans un compte imposable : chaque versement est imposé l'année où il est perçu, et le montant réinvesti est donc amputé avant de recommencer à travailler. Le réinvestissement manuel coûte en outre une commission de courtage à chaque fois, et laisse souvent des liquidités inemployées faute d'atteindre le prix d'une part. Une part capitalisante du même indice, lorsqu'elle existe, règle la question.
Avec 8,9 milliards d'encours et 17 ans d'existence, ce fonds a la taille et l'historique qui rendent une fermeture improbable et l'écart de cotation étroit. Restent trois vérifications à faire une fois par an, qui ne dépendent pas du marché. Les frais courants, qu'un émetteur révise sans préavis et dont l'écart avec un concurrent peut s'inverser. La différence de suivi, seul chiffre qui dise si la réplication reste fidèle. Et la méthodologie de Bloomberg EUR Treasury, qui peut changer ses règles de sélection ou de pondération sans que le nom du fonds bouge, auquel cas ce que vous détenez a changé sans que rien ne vous l'annonce.
Bloomberg EUR Treasury suit de la dette d'État, et le moteur du prix n'est pas le bénéfice d'une entreprise mais le taux d'intérêt : quand les taux montent, la valeur des obligations déjà émises baisse, d'autant plus fortement que leur échéance est lointaine. La grandeur à regarder sur ce fonds n'est donc pas la performance passée mais la duration, qui dit combien la valeur bouge pour un point de taux, et le rendement à l'échéance, qui dit ce que rapporte le portefeuille si rien n'est vendu. Le risque de défaut, lui, est ici secondaire ; le risque de taux est l'essentiel.
Les performances publiées pour ce fonds sont incomplètes, et c'est en soi une information : sans historique sur plusieurs années, la seule vérification possible porte sur la structure, les frais courants de 0,07 %, l'encours de 8,9 milliards et la méthode de réplication. Un fonds récent ou peu suivi n'est pas pour autant un mauvais fonds, mais il ne peut être jugé que sur ce qui est connu d'avance, et non sur ce qu'il a fait.
0.07%
8.9B
8,900M EURFaible
6,006
Physique
Distribuant
EUR
IE
Bloomberg EUR Treasury
iShares
2009-09-25 (17 ans)
Analyse contextuelle
Taille du fonds
Avec 8.9B d'encours, c'est un fonds de grande taille, bonne liquidité et spreads serrés.
Positionnement des frais
Un TER de 0.07 % est parmi les plus bas du marché, excellent rapport qualité-prix.
Ancienneté
Créé en 2009-09-25, ce fonds a 17 ans d'historique, track record long et fiable.
Profil de risque
Risque faible, adapté aux investisseurs prudents ou aux objectifs à court terme.
Performance
Résumé des rendements
| Période | Rend. ann. | Cumulatif |
|---|---|---|
| 1 mois (est.) | – | – |
| 3 mois (est.) | – | – |
| 6 mois (est.) | – | – |
| YTD (est.) | – | – |
| 1 an | – | – |
| 3 ans | – | – |
| 5 ans | – | – |
| Depuis création (17y) | – | – |
Informations clés
Profil du fonds
Thèmes & Zones
Composition
Risque
Comment acheter cet ETF
Sélectionnez votre pays dans le menu pour voir les courtiers et enveloppes disponibles.
À propos de cet ETF
Le iShares Core EUR Govt Bond UCITS ETF EUR (Dist) réplique l'indice Bloomberg EUR Treasury. Il est géré par iShares avec une réplication physique et une politique de distribution distribuant. Le fonds est libellé en EUR et domicilié au IE. Son ratio de frais totaux (TER) est de 0.07 %.
ETF similaires
Questions fréquentes
Combien coûtent réellement les frais de 0,07 % de IEGA ?
Ils sont prélevés sur la valeur du fonds au fil de l'eau, jamais facturés à part : sur 1 000 € investis cela fait environ 0.70 € par an, et de l'ordre de 7 € sur dix ans à montant constant. C'est le seul coût du fonds lui-même. S'y ajoutent la commission de votre courtier et l'écart entre cours d'achat et cours de vente, qui pèsent surtout sur de petits achats fréquents.
Pourquoi la domiciliation irlandaise de IEGA compte-t-elle ?
Parce qu'elle décide de la retenue à la source que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, et cette perte n'apparaît dans aucun tableau de frais. La convention entre l'Irlande et les États-Unis ramène la retenue de trente à quinze pour cent sur les actions américaines, ce qui vaut mécaniquement plusieurs dixièmes de point par an sur un indice mondial. Le cadre UCITS apporte par ailleurs le document d'information clé dans votre langue.
IEGA verse-t-il des dividendes ?
Oui : le fonds est distribuant et verse les dividendes qu'il perçoit, selon un calendrier fixé par iShares. Le versement est imposable l'année où vous le recevez dans la plupart des enveloppes, même réinvesti aussitôt, et le réinvestissement manuel coûte une commission à chaque fois. Une part capitalisante du même indice évite ce frottement pour qui n'a pas besoin du revenu.
Quel est le vrai risque de IEGA ?
Le taux d'intérêt, pas le défaut. Quand les taux montent, la valeur des obligations déjà émises baisse, et l'ampleur dépend de la duration du portefeuille : environ un pour cent de baisse par année de duration et par point de taux. La grandeur à regarder sur ce fonds est donc la duration, et le rendement à l'échéance, qui dit ce que rapporte le portefeuille si rien n'est vendu. Ni l'une ni l'autre n'apparaît dans une performance annuelle.
Comment acheter IEGA et sur quelle place ?
Par n'importe quel courtier qui référence le code ISIN IE00B4WXJJ64. Une même stratégie existe souvent en plusieurs parts, aux frais et à la politique de distribution différents, et c'est la part que vous achetez qui compte, pas celle que vous avez lue : vérifiez donc l'ISIN et non le nom. Un ordre à cours limité évite de payer l'écart d'un carnet peu animé, en particulier hors des heures d'ouverture des marchés sous-jacents.
Ce classement est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas une recommandation d'achat ou de vente de titres. Les performances affichées sont simulées.