RICI
iShares Diversified Commodity Swap UCITS ETF USD
Publié par Radif Partners · Mis à jour le
Vue d'ensemble
iShares Diversified Commodity Swap UCITS ETF USD (RICI) suit l'indice Bloomberg Commodity (Total Return) de façon synthétique, par un contrat d'échange plutôt qu'en détenant les titres, sous la gestion de iShares. Les dividendes sont réinvestis dans le fonds plutôt que versés : RICI convient à qui construit une position dans la durée. Le fonds est domicilié en IE, ce qui détermine la retenue à la source appliquée à ses dividendes. Les frais annuels s'élèvent à 0.19 % de l'encours, et le fonds gère 63M. Sur cinq ans, le fonds a rendu 12.7 % par an en moyenne, contre 11.2 % sur trois ans. Il n'est pas éligible au PEA, mais peut être détenu en compte-titres, en ISA britannique ou en Depot allemand. Son niveau de risque est qualifié de medium. Lancé le 2020-08-07, le fonds est libellé en USD et affiche 6 ans d'historique. C'est un fonds UCITS : il respecte le cadre européen sur la diversification, la liquidité et la ségrégation des actifs. Comme RICI capitalise, aucun revenu n'est imposé tant que les parts sont conservées : la fiscalité se déclenche à la vente, au prélèvement forfaitaire unique de 30 % en compte-titres, ou après cinq ans de détention au taux réduit dans un PEA. La domiciliation en IE détermine la retenue que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, un coût invisible dans les frais affichés mais bien réel dans la performance.
Les frais courants de 0,19 % placent ce fonds au 7·e rang sur 23 fonds comparables, dont la médiane est à 0,35 %. Sur 10 000 € investis cela coûte environ 19 € par an, 190 € sur dix ans à montant constant, prélevés quotidiennement et jamais visibles sur un relevé : ils se lisent dans l'écart entre la performance du fonds et celle de son indice. À ce niveau, ni assez bas pour être un argument ni assez élevé pour être un obstacle, la décision se joue ailleurs : sur l'indice suivi, sur la politique de distribution et sur ce que votre courtier facture à l'achat.
Ce fonds réplique Bloomberg Commodity (Total Return) par contrat d'échange : il ne détient pas les titres de l'indice mais un panier de garantie, et échange la performance de ce panier contre celle de l'indice auprès d'une banque. Cette mécanique a deux conséquences réelles. Elle introduit un risque de contrepartie, encadré par une garantie réévaluée chaque jour et par la réglementation, mais non nul. Et elle permet des choses que la détention directe ne permet pas : suivre un indice fermé à l'achat direct, ou éviter une retenue à la source sur les dividendes, ce qui explique qu'un fonds synthétique batte parfois son équivalent physique après impôt. Le coût de ce contrat n'apparaît pas dans les frais courants ; il se lit dans la différence de suivi mesurée sur plusieurs années.
La domiciliation, l'Irlande, n'est pas un détail administratif : elle décide de la retenue à la source que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, et cette perte ne figure dans aucun tableau de frais. Sur des actions américaines, la convention entre l'Irlande et les États-Unis ramène la retenue de trente à quinze pour cent, ce qui vaut mécaniquement plusieurs dixièmes de point par an sur un indice mondial et explique la domination irlandaise sur ce segment. Pour le porteur, le cadre UCITS apporte par ailleurs le document d'information clé dans sa langue, des règles de diversification et la séparation des actifs du fonds de ceux de l'émetteur.
Les revenus sont capitalisés : les dividendes des sociétés détenues sont réinvestis dans le fonds au lieu d'être versés. Sur un compte fiscalisé, cela reporte l'imposition au moment de la vente au lieu de la déclencher chaque année, ce qui laisse travailler la totalité du rendement, et c'est l'essentiel de l'avantage de cette part. Deux réserves l'accompagnent. Le porteur qui a besoin d'un revenu doit vendre des parts pour l'obtenir, ce qui est une décision de plus à prendre et parfois à un mauvais moment. Et le report n'est pas universel : certains pays imposent un rendement théorique annuel quelle que soit la politique de distribution, si bien que la part capitalisante n'y change rien.
Avec 63 millions d'encours, ce fonds est petit, et la taille est ici le risque principal, avant la volatilité de l'indice. Un fonds qui reste sous le seuil de rentabilité de son émetteur finit fusionné avec un autre ou liquidé, et les deux opérations se produisent sans votre accord : la liquidation déclenche une vente à une date que vous n'avez pas choisie, donc une plus-value imposable au mauvais moment, et la fusion vous transfère vers un indice qui n'est pas exactement celui que vous aviez retenu. Un encours qui décroît d'année en année est le signal à suivre, davantage que son niveau absolu. À cette taille, l'écart entre cours d'achat et cours de vente est aussi plus large, ce qui coûte à chaque passage d'ordre.
Bloomberg Commodity (Total Return) est un indice large, et c'est la brique que la plupart des portefeuilles ont intérêt à posséder avant toute autre, pour une raison simple : il n'exige aucune prévision. Deux points méritent pourtant d'être vérifiés avant de le croire diversifié. La pondération par capitalisation concentre le portefeuille sur les plus grandes sociétés, si bien que les dix premières lignes peuvent faire une part importante du total, et cette concentration s'accroît sans qu'aucune règle change. Et le périmètre géographique compte : un indice mondial des pays développés laisse de côté les marchés émergents, tandis qu'un indice américain large n'est pas une exposition mondiale malgré le chiffre d'affaires international des sociétés qu'il détient.
Sur un an le fonds affiche 26,6 % contre 12,7 % en moyenne annualisée sur cinq ans : l'année récente est nettement au-dessus de la moyenne longue. Un écart dans ce sens invite surtout à la prudence sur le point d'entrée, car ce qui a beaucoup monté récemment se paie plus cher aujourd'hui qu'il y a un an, et la moyenne longue est la grandeur qui décrit le mieux ce à quoi il faut s'attendre.
0.19%
63M
63M USDMoyen
15
Synthétique
Capitalisant
USD
IE
Bloomberg Commodity (Total Return)
iShares
2020-08-07 (6 ans)
Analyse contextuelle
Taille du fonds
Avec 63M d'encours, c'est un petit fonds, attention aux spreads et au risque de fermeture.
Positionnement des frais
Un TER de 0.19 % est dans la moyenne du marché (~0,35 %).
Ancienneté
Créé en 2020-08-07, ce fonds a 6 ans d'historique, suffisant pour évaluer sa régularité.
Profil de risque
Risque moyen, bon équilibre rendement/risque pour un horizon de 5 ans et plus.
Performance
Résumé des rendements
| Période | Rend. ann. | Cumulatif |
|---|---|---|
| 1 mois (est.) | – | +2.0% |
| 3 mois (est.) | – | +6.1% |
| 6 mois (est.) | – | +12.5% |
| YTD (est.) | – | +10.3% |
| 1 an | +26.6% | +26.6% |
| 3 ans | +11.2% | +37.4% |
| 5 ans | +12.7% | +81.4% |
| Depuis création (6y) | +16.8% | +154.2% |
Informations clés
Profil du fonds
Thèmes & Zones
Composition
Risque
Comment acheter cet ETF
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À propos de cet ETF
Le iShares Diversified Commodity Swap UCITS ETF USD réplique l'indice Bloomberg Commodity (Total Return). Il est géré par iShares avec une réplication synthétique et une politique de distribution capitalisant. Le fonds est libellé en USD et domicilié au IE. Son ratio de frais totaux (TER) est de 0.19 %.
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Questions fréquentes
Combien coûtent réellement les frais de 0,19 % de RICI ?
Ils sont prélevés sur la valeur du fonds au fil de l'eau, jamais facturés à part : sur 1 000 € investis cela fait environ 1.90 € par an, et de l'ordre de 19 € sur dix ans à montant constant. C'est le seul coût du fonds lui-même. S'y ajoutent la commission de votre courtier et l'écart entre cours d'achat et cours de vente, qui pèsent surtout sur de petits achats fréquents.
Comment acheter RICI et sur quelle place ?
Par n'importe quel courtier qui référence le code ISIN IE00BDFL4P12. Une même stratégie existe souvent en plusieurs parts, aux frais et à la politique de distribution différents, et c'est la part que vous achetez qui compte, pas celle que vous avez lue : vérifiez donc l'ISIN et non le nom. Un ordre à cours limité évite de payer l'écart d'un carnet peu animé, en particulier hors des heures d'ouverture des marchés sous-jacents.
RICI est-il vraiment diversifié ?
Moins que le nombre de lignes ne le suggère. Bloomberg Commodity (Total Return) pondère ses composantes par capitalisation, si bien que les plus grandes sociétés font une part du fonds bien supérieure à leur nombre, et cette concentration s'accentue sans qu'aucune règle change. La vérification utile est le poids des dix premières lignes, publié chaque mois par iShares : c'est lui qui dit de combien d'entreprises dépend réellement le résultat.
Que faut-il revérifier sur RICI une fois par an ?
Trois choses, aucune ne dépendant du marché. Les frais courants, qu'un émetteur révise sans préavis et dont l'écart avec un concurrent peut s'inverser. La différence de suivi, seul chiffre qui dise si la réplication reste fidèle. Et la méthodologie de Bloomberg Commodity (Total Return), qui peut changer ses règles de sélection ou de pondération sans que le nom du fonds bouge : dans ce cas ce que vous détenez a changé sans que rien ne vous l'annonce.
Quel risque prend-on avec la réplication synthétique de RICI ?
Le fonds ne détient pas les titres de Bloomberg Commodity (Total Return) : il échange la performance d'un panier de garantie contre celle de l'indice auprès d'une banque. Le risque est donc que cette banque défaille, ce que la réglementation UCITS borne et que la garantie, réévaluée chaque jour, couvre. En échange, ce montage évite parfois une retenue à la source sur les dividendes, ce qui explique qu'un fonds synthétique dépasse son équivalent physique après impôt.
Ce classement est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas une recommandation d'achat ou de vente de titres. Les performances affichées sont simulées.