VIG
Vanguard Dividend Appreciation ETF
Publié par Radif Partners · Mis à jour le
Vue d'ensemble
Vanguard Dividend Appreciation ETF (VIG) suit l'indice S&P U.S. Dividend Growers en détenant directement ses composants, une réplication physique gérée par Vanguard. Les dividendes sont versés aux porteurs plutôt que réinvestis : VIG convient à qui recherche un revenu régulier. Le fonds est domicilié en US, ce qui détermine la retenue à la source appliquée à ses dividendes. Les frais annuels s'élèvent à 0.06 % de l'encours, et le fonds gère 127.6B. Sur cinq ans, le fonds a rendu 8.1 % par an en moyenne, contre 16.4 % sur trois ans. Il n'est pas éligible au PEA, mais peut être détenu en compte-titres, en ISA britannique ou en Depot allemand. Son niveau de risque est qualifié de medium. Lancé le 2006-04-21, le fonds est libellé en USD et affiche 20 ans d'historique. Comme VIG distribue, chaque dividende versé est imposable l'année de son versement, au prélèvement forfaitaire unique de 30 % en compte-titres, alors qu'il reste à l'abri dans un PEA jusqu'au retrait. La domiciliation en US détermine la retenue que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, un coût invisible dans les frais affichés mais bien réel dans la performance.
À 0,06 %, ce fonds est parmi les moins chers de sa catégorie : sur 20 fonds comparables, un seul dixième fait aussi bien ou mieux. Sur 10 000 € cela représente environ 6 € par an, contre 35 € pour le fonds médian, soit près de 290 € d'écart sur dix ans. Quand les frais sont déjà au plancher, ce n'est plus là qu'il faut chercher la différence : elle se déplace vers la qualité de réplication, que l'on lit dans la différence de suivi, et vers le coût de passage de votre courtier, qui peut dépasser l'économie de frais si vous achetez par petits montants.
La réplication est physique : le fonds détient réellement les titres de S&P U.S. Dividend Growers, ce qui rend son contenu vérifiable ligne à ligne dans le rapport de l'émetteur. Deux points méritent d'être regardés. Le prêt de titres, d'abord, pratiqué par la plupart des fonds physiques pour réduire leurs coûts : il rapporte quelques centièmes de point et introduit une exposition à l'emprunteur, couverte par une garantie ; le rapport annuel indique la part prêtée. Le rééquilibrage, ensuite : chaque changement de composition de l'indice oblige le fonds à acheter et vendre, et ces frais internes ne figurent pas dans les 0,06 % annoncés. C'est la raison pour laquelle deux fonds au même tarif ne suivent pas leur indice avec la même fidélité.
Le fonds est domicilié aux États-Unis, et c'est le point à régler avant tout autre pour un investisseur européen. Un fonds américain ne relève pas de la réglementation UCITS : la plupart des courtiers européens ne peuvent pas le proposer à un particulier faute de document d'information clé, et l'accès dépend alors du statut de l'investisseur. S'y ajoutent deux conséquences fiscales propres : les dividendes versés à un non-résident subissent une retenue américaine réduite par convention si le formulaire W-8BEN est en place, et les titres américains détenus en direct entrent dans le champ des droits de succession américains au-delà d'un seuil bas pour un non-résident. Un équivalent domicilié en Irlande évite ces deux questions.
Les revenus sont distribués : le fonds verse les dividendes qu'il perçoit, généralement une à quatre fois par an. Pour un porteur qui vit de son portefeuille, c'est ce qu'il faut, puisque le revenu arrive sans avoir à vendre. Pour un porteur en phase d'accumulation, c'est un désavantage fiscal dans un compte imposable : chaque versement est imposé l'année où il est perçu, et le montant réinvesti est donc amputé avant de recommencer à travailler. Le réinvestissement manuel coûte en outre une commission de courtage à chaque fois, et laisse souvent des liquidités inemployées faute d'atteindre le prix d'une part. Une part capitalisante du même indice, lorsqu'elle existe, règle la question.
Avec 127,6 milliards d'encours et 20 ans d'existence, ce fonds a la taille et l'historique qui rendent une fermeture improbable et l'écart de cotation étroit. Restent trois vérifications à faire une fois par an, qui ne dépendent pas du marché. Les frais courants, qu'un émetteur révise sans préavis et dont l'écart avec un concurrent peut s'inverser. La différence de suivi, seul chiffre qui dise si la réplication reste fidèle. Et la méthodologie de S&P U.S. Dividend Growers, qui peut changer ses règles de sélection ou de pondération sans que le nom du fonds bouge, auquel cas ce que vous détenez a changé sans que rien ne vous l'annonce.
S&P U.S. Dividend Growers sélectionne les sociétés sur leur dividende, et c'est une décision d'investissement et non une simple mesure. Un rendement élevé provient soit d'une entreprise solide qui distribue, soit d'une entreprise dont le cours a baissé, et le filtre ne fait pas toujours la différence : un indice de rendement se retrouve mécaniquement surpondéré dans les secteurs qui distribuent beaucoup parce qu'ils ont peu à réinvestir. Les critères qui comptent sont donc la règle de sélection, souvent une exigence de dividendes croissants sur plusieurs années, et le plafonnement par secteur. Un dividende, par ailleurs, n'est pas un rendement : il sort de l'entreprise et le cours s'ajuste d'autant.
Sur un an le fonds affiche 10,6 % et sur cinq ans 8,1 % en moyenne annualisée, deux chiffres proches, ce qui est la configuration la plus ordinaire et la moins informative : elle ne dit pas que le fonds est régulier, seulement que les points de départ et d'arrivée retenus se ressemblent. Comparer ces chiffres à ceux d'un autre fonds n'a de sens que si l'indice est le même ; sinon, c'est une comparaison d'indices déguisée en comparaison de fonds.
0.06%
127.6B
127,598M USDMoyen
143
Physique
Distribuant
USD
US
S&P U.S. Dividend Growers
Vanguard
2006-04-21 (20 ans)
Analyse contextuelle
Taille du fonds
Avec 127.6B d'encours, c'est un fonds de grande taille, bonne liquidité et spreads serrés.
Positionnement des frais
Un TER de 0.06 % est parmi les plus bas du marché, excellent rapport qualité-prix.
Ancienneté
Créé en 2006-04-21, ce fonds a 20 ans d'historique, track record long et fiable.
Profil de risque
Risque moyen, bon équilibre rendement/risque pour un horizon de 5 ans et plus.
Performance
Résumé des rendements
| Période | Rend. ann. | Cumulatif |
|---|---|---|
| 1 mois (est.) | – | +0.8% |
| 3 mois (est.) | – | +2.6% |
| 6 mois (est.) | – | +5.2% |
| YTD (est.) | – | +4.3% |
| 1 an | +10.6% | +10.6% |
| 3 ans | +16.4% | +57.6% |
| 5 ans | +8.1% | +47.5% |
| Depuis création (20y) | +11.7% | +813.7% |
Informations clés
Profil du fonds
Thèmes & Zones
Composition
Risque
Comment acheter cet ETF
Sélectionnez votre pays dans le menu pour voir les courtiers et enveloppes disponibles.
À propos de cet ETF
Le Vanguard Dividend Appreciation ETF réplique l'indice S&P U.S. Dividend Growers. Il est géré par Vanguard avec une réplication physique et une politique de distribution distribuant. Le fonds est libellé en USD et domicilié au US. Son ratio de frais totaux (TER) est de 0.06 %.
ETF similaires
Questions fréquentes
Combien coûtent réellement les frais de 0,06 % de VIG ?
Ils sont prélevés sur la valeur du fonds au fil de l'eau, jamais facturés à part : sur 1 000 € investis cela fait environ 0.60 € par an, et de l'ordre de 6 € sur dix ans à montant constant. C'est le seul coût du fonds lui-même. S'y ajoutent la commission de votre courtier et l'écart entre cours d'achat et cours de vente, qui pèsent surtout sur de petits achats fréquents.
Quel risque de change porte-t-on avec VIG ?
Le fonds est libellé en USD, mais la devise de cotation n'est pas le risque : ce qui compte, c'est la monnaie dans laquelle les sociétés détenues encaissent leurs revenus. Un investisseur en euros porte donc l'écart entre l'euro et ces monnaies, et cet écart n'apparaît dans aucune performance publiée en devise locale. Une part couverte contre le change répond à une autre question, au prix d'un coût qui varie avec l'écart de taux.
Comment acheter VIG et sur quelle place ?
Par n'importe quel courtier qui référence le code ISIN US9219088443. Une même stratégie existe souvent en plusieurs parts, aux frais et à la politique de distribution différents, et c'est la part que vous achetez qui compte, pas celle que vous avez lue : vérifiez donc l'ISIN et non le nom. Un ordre à cours limité évite de payer l'écart d'un carnet peu animé, en particulier hors des heures d'ouverture des marchés sous-jacents.
VIG est-il vraiment diversifié ?
Moins que le nombre de lignes ne le suggère. S&P U.S. Dividend Growers pondère ses composantes par capitalisation, si bien que les plus grandes sociétés font une part du fonds bien supérieure à leur nombre, et cette concentration s'accentue sans qu'aucune règle change. La vérification utile est le poids des dix premières lignes, publié chaque mois par Vanguard : c'est lui qui dit de combien d'entreprises dépend réellement le résultat.
Que faut-il revérifier sur VIG une fois par an ?
Trois choses, aucune ne dépendant du marché. Les frais courants, qu'un émetteur révise sans préavis et dont l'écart avec un concurrent peut s'inverser. La différence de suivi, seul chiffre qui dise si la réplication reste fidèle. Et la méthodologie de S&P U.S. Dividend Growers, qui peut changer ses règles de sélection ou de pondération sans que le nom du fonds bouge : dans ce cas ce que vous détenez a changé sans que rien ne vous l'annonce.
Ce classement est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas une recommandation d'achat ou de vente de titres. Les performances affichées sont simulées.