XBLC
Xtrackers EUR Corporate Bond UCITS ETF 1C
Publié par Radif Partners · Mis à jour le
Vue d'ensemble
Xtrackers EUR Corporate Bond UCITS ETF 1C (XBLC) suit l'indice iBoxx EUR Corporates Yield Plus en détenant directement ses composants, une réplication physique gérée par Xtrackers. Les dividendes sont réinvestis dans le fonds plutôt que versés : XBLC convient à qui construit une position dans la durée. Le fonds est domicilié en LU, ce qui détermine la retenue à la source appliquée à ses dividendes. Les frais annuels s'élèvent à 0.12 % de l'encours, et le fonds gère 3.0B. Il n'est pas éligible au PEA, mais peut être détenu en compte-titres, en ISA britannique ou en Depot allemand. Son niveau de risque est qualifié de low. Lancé le 2010-05-25, le fonds est libellé en EUR et affiche 16 ans d'historique. C'est un fonds UCITS : il respecte le cadre européen sur la diversification, la liquidité et la ségrégation des actifs. Comme XBLC capitalise, aucun revenu n'est imposé tant que les parts sont conservées : la fiscalité se déclenche à la vente, au prélèvement forfaitaire unique de 30 % en compte-titres, ou après cinq ans de détention au taux réduit dans un PEA. La domiciliation en LU détermine la retenue que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, un coût invisible dans les frais affichés mais bien réel dans la performance.
Les frais courants de 0,12 % placent ce fonds au 42·e rang sur 79 fonds comparables, dont la médiane est à 0,10 %. Sur 10 000 € investis cela coûte environ 12 € par an, 120 € sur dix ans à montant constant, prélevés quotidiennement et jamais visibles sur un relevé : ils se lisent dans l'écart entre la performance du fonds et celle de son indice. À ce niveau, ni assez bas pour être un argument ni assez élevé pour être un obstacle, la décision se joue ailleurs : sur l'indice suivi, sur la politique de distribution et sur ce que votre courtier facture à l'achat.
La réplication est physique : le fonds détient réellement les titres de iBoxx EUR Corporates Yield Plus, ce qui rend son contenu vérifiable ligne à ligne dans le rapport de l'émetteur. Deux points méritent d'être regardés. Le prêt de titres, d'abord, pratiqué par la plupart des fonds physiques pour réduire leurs coûts : il rapporte quelques centièmes de point et introduit une exposition à l'emprunteur, couverte par une garantie ; le rapport annuel indique la part prêtée. Le rééquilibrage, ensuite : chaque changement de composition de l'indice oblige le fonds à acheter et vendre, et ces frais internes ne figurent pas dans les 0,12 % annoncés. C'est la raison pour laquelle deux fonds au même tarif ne suivent pas leur indice avec la même fidélité.
La domiciliation, le Luxembourg, n'est pas un détail administratif : elle décide de la retenue à la source que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, et cette perte ne figure dans aucun tableau de frais. Le Luxembourg offre un réseau de conventions comparable sans être aussi favorable que l'Irlande sur les actions américaines, différence qui se voit sur un indice mondial et pas sur un indice européen. Pour le porteur, le cadre UCITS apporte par ailleurs le document d'information clé dans sa langue, des règles de diversification et la séparation des actifs du fonds de ceux de l'émetteur.
Les revenus sont capitalisés : les dividendes des sociétés détenues sont réinvestis dans le fonds au lieu d'être versés. Sur un compte fiscalisé, cela reporte l'imposition au moment de la vente au lieu de la déclencher chaque année, ce qui laisse travailler la totalité du rendement, et c'est l'essentiel de l'avantage de cette part. Deux réserves l'accompagnent. Le porteur qui a besoin d'un revenu doit vendre des parts pour l'obtenir, ce qui est une décision de plus à prendre et parfois à un mauvais moment. Et le report n'est pas universel : certains pays imposent un rendement théorique annuel quelle que soit la politique de distribution, si bien que la part capitalisante n'y change rien.
Avec 3,0 milliards d'encours et 16 ans d'existence, ce fonds a la taille et l'historique qui rendent une fermeture improbable et l'écart de cotation étroit. Restent trois vérifications à faire une fois par an, qui ne dépendent pas du marché. Les frais courants, qu'un émetteur révise sans préavis et dont l'écart avec un concurrent peut s'inverser. La différence de suivi, seul chiffre qui dise si la réplication reste fidèle. Et la méthodologie de iBoxx EUR Corporates Yield Plus, qui peut changer ses règles de sélection ou de pondération sans que le nom du fonds bouge, auquel cas ce que vous détenez a changé sans que rien ne vous l'annonce.
iBoxx EUR Corporates Yield Plus suit un marché obligataire, ce qui change la nature de la question : le rendement d'un portefeuille d'obligations est en grande partie connu à l'avance, c'est le rendement à l'échéance, tandis que sa valeur de marché varie avec les taux et avec la prime de risque exigée des émetteurs. Deux chiffres commandent donc ce fonds, la duration et la qualité de crédit moyenne, et aucun des deux n'apparaît dans une performance annuelle. Sur du crédit d'entreprise, la corrélation avec les actions remonte précisément au moment où l'on attendait une protection.
Les performances publiées pour ce fonds sont incomplètes, et c'est en soi une information : sans historique sur plusieurs années, la seule vérification possible porte sur la structure, les frais courants de 0,12 %, l'encours de 3,0 milliards et la méthode de réplication. Un fonds récent ou peu suivi n'est pas pour autant un mauvais fonds, mais il ne peut être jugé que sur ce qui est connu d'avance, et non sur ce qu'il a fait.
0.12%
3.0B
3,000M EURFaible
6,763
Physique
Capitalisant
EUR
LU
iBoxx EUR Corporates Yield Plus
Xtrackers
2010-05-25 (16 ans)
Analyse contextuelle
Taille du fonds
Avec 3.0B d'encours, c'est un fonds de grande taille, bonne liquidité et spreads serrés.
Positionnement des frais
Un TER de 0.12 % est parmi les plus bas du marché, excellent rapport qualité-prix.
Ancienneté
Créé en 2010-05-25, ce fonds a 16 ans d'historique, track record long et fiable.
Profil de risque
Risque faible, adapté aux investisseurs prudents ou aux objectifs à court terme.
Performance
Résumé des rendements
| Période | Rend. ann. | Cumulatif |
|---|---|---|
| 1 mois (est.) | – | – |
| 3 mois (est.) | – | – |
| 6 mois (est.) | – | – |
| YTD (est.) | – | – |
| 1 an | – | – |
| 3 ans | – | – |
| 5 ans | – | – |
| Depuis création (16y) | – | – |
Informations clés
Profil du fonds
Thèmes & Zones
Composition
Risque
Comment acheter cet ETF
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À propos de cet ETF
Le Xtrackers EUR Corporate Bond UCITS ETF 1C réplique l'indice iBoxx EUR Corporates Yield Plus. Il est géré par Xtrackers avec une réplication physique et une politique de distribution capitalisant. Le fonds est libellé en EUR et domicilié au LU. Son ratio de frais totaux (TER) est de 0.12 %.
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Questions fréquentes
Combien coûtent réellement les frais de 0,12 % de XBLC ?
Ils sont prélevés sur la valeur du fonds au fil de l'eau, jamais facturés à part : sur 1 000 € investis cela fait environ 1.20 € par an, et de l'ordre de 12 € sur dix ans à montant constant. C'est le seul coût du fonds lui-même. S'y ajoutent la commission de votre courtier et l'écart entre cours d'achat et cours de vente, qui pèsent surtout sur de petits achats fréquents.
XBLC prête-t-il les titres qu'il détient ?
Probablement en partie : la plupart des fonds physiques pratiquent le prêt de titres pour réduire leurs coûts, et Xtrackers en publie la proportion dans le rapport annuel. Le revenu du prêt rend quelques centièmes de point, partagés entre le fonds et l'émetteur. Le risque est celui de l'emprunteur, couvert par une garantie supérieure au montant prêté, et il figure dans le prospectus plutôt que dans les frais annoncés.
Pourquoi la domiciliation luxembourgeoise de XBLC compte-t-elle ?
Parce qu'elle décide de la retenue à la source que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, et cette perte n'apparaît dans aucun tableau de frais. Le Luxembourg dispose d'un réseau de conventions comparable, mais moins favorable que l'Irlande sur les actions américaines. Le cadre UCITS apporte par ailleurs le document d'information clé dans votre langue.
XBLC verse-t-il des dividendes ?
Non : le fonds est capitalisant, il réinvestit les dividendes des sociétés qu'il détient et la valeur de la part monte à la place. Sur un compte fiscalisé cela reporte l'imposition à la vente au lieu de la déclencher chaque année. Qui a besoin d'un revenu régulier doit vendre des parts pour l'obtenir, ou choisir une part distribuante du même indice lorsqu'elle existe.
Quel est le vrai risque de XBLC ?
Le taux d'intérêt, pas le défaut. Quand les taux montent, la valeur des obligations déjà émises baisse, et l'ampleur dépend de la duration du portefeuille : environ un pour cent de baisse par année de duration et par point de taux. La grandeur à regarder sur ce fonds est donc la duration, et le rendement à l'échéance, qui dit ce que rapporte le portefeuille si rien n'est vendu. Ni l'une ni l'autre n'apparaît dans une performance annuelle.
Ce classement est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas une recommandation d'achat ou de vente de titres. Les performances affichées sont simulées.