XMAE
Xtrackers MSCI AC Asia ex Japan Swap UCITS ETF 1C
Publié par Radif Partners · Mis à jour le
Vue d'ensemble
Xtrackers MSCI AC Asia ex Japan Swap UCITS ETF 1C (XMAE) suit l'indice MSCI AC Asia ex Japan de façon synthétique, par un contrat d'échange plutôt qu'en détenant les titres, sous la gestion de Xtrackers. Les dividendes sont réinvestis dans le fonds plutôt que versés : XMAE convient à qui construit une position dans la durée. Le fonds est domicilié en LU, ce qui détermine la retenue à la source appliquée à ses dividendes. Les frais annuels s'élèvent à 0.50 % de l'encours, et le fonds gère 2.2B. Sur un an, le fonds a rendu 13.2 %, un historique trop court pour en juger. Il n'est pas éligible au PEA, mais peut être détenu en compte-titres, en ISA britannique ou en Depot allemand. Son niveau de risque est qualifié de high. Lancé le 2007-12-11, le fonds est libellé en USD et affiche 19 ans d'historique. C'est un fonds UCITS : il respecte le cadre européen sur la diversification, la liquidité et la ségrégation des actifs. Comme XMAE capitalise, aucun revenu n'est imposé tant que les parts sont conservées : la fiscalité se déclenche à la vente, au prélèvement forfaitaire unique de 30 % en compte-titres, ou après cinq ans de détention au taux réduit dans un PEA. La domiciliation en LU détermine la retenue que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, un coût invisible dans les frais affichés mais bien réel dans la performance.
À 0,50 %, ce fonds coûte plus du double du fonds médian de sa catégorie (0,19 %), et plus de 25,0 fois le moins cher (0,02 %). Sur 10 000 € l'écart avec la médiane vaut environ 310 € sur dix ans, et cette différence-là est certaine, à la différence de tout écart de performance. Un surcoût peut se justifier, par un indice qu'aucun concurrent ne réplique, une devise de cotation utile ou une taille qui garantit la liquidité ; il ne se justifie pas par la marque. La question à se poser est donc simple : qu'offre ce fonds que le moins cher de la liste n'offre pas ?
Ce fonds réplique MSCI AC Asia ex Japan par contrat d'échange : il ne détient pas les titres de l'indice mais un panier de garantie, et échange la performance de ce panier contre celle de l'indice auprès d'une banque. Cette mécanique a deux conséquences réelles. Elle introduit un risque de contrepartie, encadré par une garantie réévaluée chaque jour et par la réglementation, mais non nul. Et elle permet des choses que la détention directe ne permet pas : suivre un indice fermé à l'achat direct, ou éviter une retenue à la source sur les dividendes, ce qui explique qu'un fonds synthétique batte parfois son équivalent physique après impôt. Le coût de ce contrat n'apparaît pas dans les frais courants ; il se lit dans la différence de suivi mesurée sur plusieurs années.
La domiciliation, le Luxembourg, n'est pas un détail administratif : elle décide de la retenue à la source que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, et cette perte ne figure dans aucun tableau de frais. Le Luxembourg offre un réseau de conventions comparable sans être aussi favorable que l'Irlande sur les actions américaines, différence qui se voit sur un indice mondial et pas sur un indice européen. Pour le porteur, le cadre UCITS apporte par ailleurs le document d'information clé dans sa langue, des règles de diversification et la séparation des actifs du fonds de ceux de l'émetteur.
Les revenus sont capitalisés : les dividendes des sociétés détenues sont réinvestis dans le fonds au lieu d'être versés. Sur un compte fiscalisé, cela reporte l'imposition au moment de la vente au lieu de la déclencher chaque année, ce qui laisse travailler la totalité du rendement, et c'est l'essentiel de l'avantage de cette part. Deux réserves l'accompagnent. Le porteur qui a besoin d'un revenu doit vendre des parts pour l'obtenir, ce qui est une décision de plus à prendre et parfois à un mauvais moment. Et le report n'est pas universel : certains pays imposent un rendement théorique annuel quelle que soit la politique de distribution, si bien que la part capitalisante n'y change rien.
Avec 2,2 milliards d'encours et 19 ans d'existence, ce fonds a la taille et l'historique qui rendent une fermeture improbable et l'écart de cotation étroit. Restent trois vérifications à faire une fois par an, qui ne dépendent pas du marché. Les frais courants, qu'un émetteur révise sans préavis et dont l'écart avec un concurrent peut s'inverser. La différence de suivi, seul chiffre qui dise si la réplication reste fidèle. Et la méthodologie de MSCI AC Asia ex Japan, qui peut changer ses règles de sélection ou de pondération sans que le nom du fonds bouge, auquel cas ce que vous détenez a changé sans que rien ne vous l'annonce.
MSCI AC Asia ex Japan porte sur un seul pays, ce qui concentre trois risques d'un coup : celui de son économie, celui de sa monnaie et celui de sa structure sectorielle, car un indice national reflète l'histoire industrielle du pays plutôt qu'un équilibre choisi. Une position de pays a donc du sens pour compléter un portefeuille déjà diversifié, rarement pour le constituer. La question à trancher avant d'acheter est celle de la devise : la performance publiée dans une monnaie et l'exposition réelle à une autre divergent sur plusieurs années, et un fonds couvert contre le change répond à une question différente, au prix d'un coût de couverture qui varie avec l'écart de taux.
Les performances publiées pour ce fonds sont incomplètes, et c'est en soi une information : sans historique sur plusieurs années, la seule vérification possible porte sur la structure, les frais courants de 0,50 %, l'encours de 2,2 milliards et la méthode de réplication. Un fonds récent ou peu suivi n'est pas pour autant un mauvais fonds, mais il ne peut être jugé que sur ce qui est connu d'avance, et non sur ce qu'il a fait.
0.50%
2.2B
2,200M USDÉlevé
110
Synthétique
Capitalisant
USD
LU
MSCI AC Asia ex Japan
Xtrackers
2007-12-11 (18 ans)
Analyse contextuelle
Taille du fonds
Avec 2.2B d'encours, c'est un fonds de grande taille, bonne liquidité et spreads serrés.
Positionnement des frais
Un TER de 0.50 % est supérieur à la moyenne du marché (~0,35 %), justifié si la stratégie est spécialisée.
Ancienneté
Créé en 2007-12-11, ce fonds a 18 ans d'historique, track record long et fiable.
Profil de risque
Risque élevé, réservé aux investisseurs à long terme supportant la volatilité.
Performance
Résumé des rendements
| Période | Rend. ann. | Cumulatif |
|---|---|---|
| 1 mois (est.) | – | +1.0% |
| 3 mois (est.) | – | +3.1% |
| 6 mois (est.) | – | +6.4% |
| YTD (est.) | – | +5.3% |
| 1 an | +13.2% | +13.2% |
| 3 ans | +20.9% | +76.8% |
| 5 ans | – | – |
| Depuis création (18y) | +17.1% | +1600.9% |
Informations clés
Profil du fonds
Thèmes & Zones
Composition
Risque
Comment acheter cet ETF
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À propos de cet ETF
Le Xtrackers MSCI AC Asia ex Japan Swap UCITS ETF 1C réplique l'indice MSCI AC Asia ex Japan. Il est géré par Xtrackers avec une réplication synthétique et une politique de distribution capitalisant. Le fonds est libellé en USD et domicilié au LU. Son ratio de frais totaux (TER) est de 0.50 %.
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Questions fréquentes
Combien coûtent réellement les frais de 0,50 % de XMAE ?
Ils sont prélevés sur la valeur du fonds au fil de l'eau, jamais facturés à part : sur 1 000 € investis cela fait environ 5.00 € par an, et de l'ordre de 50 € sur dix ans à montant constant. C'est le seul coût du fonds lui-même. S'y ajoutent la commission de votre courtier et l'écart entre cours d'achat et cours de vente, qui pèsent surtout sur de petits achats fréquents.
Pourquoi la domiciliation luxembourgeoise de XMAE compte-t-elle ?
Parce qu'elle décide de la retenue à la source que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, et cette perte n'apparaît dans aucun tableau de frais. Le Luxembourg dispose d'un réseau de conventions comparable, mais moins favorable que l'Irlande sur les actions américaines. Le cadre UCITS apporte par ailleurs le document d'information clé dans votre langue.
XMAE verse-t-il des dividendes ?
Non : le fonds est capitalisant, il réinvestit les dividendes des sociétés qu'il détient et la valeur de la part monte à la place. Sur un compte fiscalisé cela reporte l'imposition à la vente au lieu de la déclencher chaque année. Qui a besoin d'un revenu régulier doit vendre des parts pour l'obtenir, ou choisir une part distribuante du même indice lorsqu'elle existe.
Quel risque de change porte-t-on avec XMAE ?
Le fonds est libellé en USD, mais la devise de cotation n'est pas le risque : ce qui compte, c'est la monnaie dans laquelle les sociétés détenues encaissent leurs revenus. Un investisseur en euros porte donc l'écart entre l'euro et ces monnaies, et cet écart n'apparaît dans aucune performance publiée en devise locale. Une part couverte contre le change répond à une autre question, au prix d'un coût qui varie avec l'écart de taux.
Comment acheter XMAE et sur quelle place ?
Par n'importe quel courtier qui référence le code ISIN LU0322252171. Une même stratégie existe souvent en plusieurs parts, aux frais et à la politique de distribution différents, et c'est la part que vous achetez qui compte, pas celle que vous avez lue : vérifiez donc l'ISIN et non le nom. Un ordre à cours limité évite de payer l'écart d'un carnet peu animé, en particulier hors des heures d'ouverture des marchés sous-jacents.
Ce classement est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas une recommandation d'achat ou de vente de titres. Les performances affichées sont simulées.