XTHA
Xtrackers MSCI Thailand UCITS ETF 1C
Publié par Radif Partners · Mis à jour le
Vue d'ensemble
Xtrackers MSCI Thailand UCITS ETF 1C (XTHA) suit l'indice MSCI Thailand en détenant directement ses composants, une réplication physique gérée par Xtrackers. Les dividendes sont réinvestis dans le fonds plutôt que versés : XTHA convient à qui construit une position dans la durée. Le fonds est domicilié en LU, ce qui détermine la retenue à la source appliquée à ses dividendes. Les frais annuels s'élèvent à 0.50 % de l'encours, et le fonds gère 200M. Il n'est pas éligible au PEA, mais peut être détenu en compte-titres, en ISA britannique ou en Depot allemand. Son niveau de risque est qualifié de high. Lancé le 2010-09-22, le fonds est libellé en USD et affiche 16 ans d'historique. C'est un fonds UCITS : il respecte le cadre européen sur la diversification, la liquidité et la ségrégation des actifs. Comme XTHA capitalise, aucun revenu n'est imposé tant que les parts sont conservées : la fiscalité se déclenche à la vente, au prélèvement forfaitaire unique de 30 % en compte-titres, ou après cinq ans de détention au taux réduit dans un PEA. La domiciliation en LU détermine la retenue que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, un coût invisible dans les frais affichés mais bien réel dans la performance.
À 0,50 %, ce fonds coûte plus du double du fonds médian de sa catégorie (0,19 %), et plus de 25,0 fois le moins cher (0,02 %). Sur 10 000 € l'écart avec la médiane vaut environ 310 € sur dix ans, et cette différence-là est certaine, à la différence de tout écart de performance. Un surcoût peut se justifier, par un indice qu'aucun concurrent ne réplique, une devise de cotation utile ou une taille qui garantit la liquidité ; il ne se justifie pas par la marque. La question à se poser est donc simple : qu'offre ce fonds que le moins cher de la liste n'offre pas ?
La réplication est physique : le fonds détient réellement les titres de MSCI Thailand, ce qui rend son contenu vérifiable ligne à ligne dans le rapport de l'émetteur. Deux points méritent d'être regardés. Le prêt de titres, d'abord, pratiqué par la plupart des fonds physiques pour réduire leurs coûts : il rapporte quelques centièmes de point et introduit une exposition à l'emprunteur, couverte par une garantie ; le rapport annuel indique la part prêtée. Le rééquilibrage, ensuite : chaque changement de composition de l'indice oblige le fonds à acheter et vendre, et ces frais internes ne figurent pas dans les 0,50 % annoncés. C'est la raison pour laquelle deux fonds au même tarif ne suivent pas leur indice avec la même fidélité.
La domiciliation, le Luxembourg, n'est pas un détail administratif : elle décide de la retenue à la source que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, et cette perte ne figure dans aucun tableau de frais. Le Luxembourg offre un réseau de conventions comparable sans être aussi favorable que l'Irlande sur les actions américaines, différence qui se voit sur un indice mondial et pas sur un indice européen. Pour le porteur, le cadre UCITS apporte par ailleurs le document d'information clé dans sa langue, des règles de diversification et la séparation des actifs du fonds de ceux de l'émetteur.
Les revenus sont capitalisés : les dividendes des sociétés détenues sont réinvestis dans le fonds au lieu d'être versés. Sur un compte fiscalisé, cela reporte l'imposition au moment de la vente au lieu de la déclencher chaque année, ce qui laisse travailler la totalité du rendement, et c'est l'essentiel de l'avantage de cette part. Deux réserves l'accompagnent. Le porteur qui a besoin d'un revenu doit vendre des parts pour l'obtenir, ce qui est une décision de plus à prendre et parfois à un mauvais moment. Et le report n'est pas universel : certains pays imposent un rendement théorique annuel quelle que soit la politique de distribution, si bien que la part capitalisante n'y change rien.
Avec 200 millions d'encours et 16 ans d'existence, ce fonds a la taille et l'historique qui rendent une fermeture improbable et l'écart de cotation étroit. Restent trois vérifications à faire une fois par an, qui ne dépendent pas du marché. Les frais courants, qu'un émetteur révise sans préavis et dont l'écart avec un concurrent peut s'inverser. La différence de suivi, seul chiffre qui dise si la réplication reste fidèle. Et la méthodologie de MSCI Thailand, qui peut changer ses règles de sélection ou de pondération sans que le nom du fonds bouge, auquel cas ce que vous détenez a changé sans que rien ne vous l'annonce.
MSCI Thailand est un indice large, et c'est la brique que la plupart des portefeuilles ont intérêt à posséder avant toute autre, pour une raison simple : il n'exige aucune prévision. Deux points méritent pourtant d'être vérifiés avant de le croire diversifié. La pondération par capitalisation concentre le portefeuille sur les plus grandes sociétés, si bien que les dix premières lignes peuvent faire une part importante du total, et cette concentration s'accroît sans qu'aucune règle change. Et le périmètre géographique compte : un indice mondial des pays développés laisse de côté les marchés émergents, tandis qu'un indice américain large n'est pas une exposition mondiale malgré le chiffre d'affaires international des sociétés qu'il détient.
Les performances publiées pour ce fonds sont incomplètes, et c'est en soi une information : sans historique sur plusieurs années, la seule vérification possible porte sur la structure, les frais courants de 0,50 %, l'encours de 200 millions et la méthode de réplication. Un fonds récent ou peu suivi n'est pas pour autant un mauvais fonds, mais il ne peut être jugé que sur ce qui est connu d'avance, et non sur ce qu'il a fait.
0.50%
200M
200M USDÉlevé
133
Physique
Capitalisant
USD
LU
MSCI Thailand
Xtrackers
2010-09-22 (16 ans)
Analyse contextuelle
Taille du fonds
Avec 200M d'encours, c'est un fonds de taille moyenne, liquidité correcte pour la plupart des investisseurs.
Positionnement des frais
Un TER de 0.50 % est supérieur à la moyenne du marché (~0,35 %), justifié si la stratégie est spécialisée.
Ancienneté
Créé en 2010-09-22, ce fonds a 16 ans d'historique, track record long et fiable.
Profil de risque
Risque élevé, réservé aux investisseurs à long terme supportant la volatilité.
Performance
Résumé des rendements
| Période | Rend. ann. | Cumulatif |
|---|---|---|
| 1 mois (est.) | – | – |
| 3 mois (est.) | – | – |
| 6 mois (est.) | – | – |
| YTD (est.) | – | – |
| 1 an | – | – |
| 3 ans | – | – |
| 5 ans | – | – |
| Depuis création (16y) | – | – |
Informations clés
Profil du fonds
Thèmes & Zones
Composition
Risque
Comment acheter cet ETF
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À propos de cet ETF
Le Xtrackers MSCI Thailand UCITS ETF 1C réplique l'indice MSCI Thailand. Il est géré par Xtrackers avec une réplication physique et une politique de distribution capitalisant. Le fonds est libellé en USD et domicilié au LU. Son ratio de frais totaux (TER) est de 0.50 %.
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Questions fréquentes
Combien coûtent réellement les frais de 0,50 % de XTHA ?
Ils sont prélevés sur la valeur du fonds au fil de l'eau, jamais facturés à part : sur 1 000 € investis cela fait environ 5.00 € par an, et de l'ordre de 50 € sur dix ans à montant constant. C'est le seul coût du fonds lui-même. S'y ajoutent la commission de votre courtier et l'écart entre cours d'achat et cours de vente, qui pèsent surtout sur de petits achats fréquents.
XTHA est-il vraiment diversifié ?
Moins que le nombre de lignes ne le suggère. MSCI Thailand pondère ses composantes par capitalisation, si bien que les plus grandes sociétés font une part du fonds bien supérieure à leur nombre, et cette concentration s'accentue sans qu'aucune règle change. La vérification utile est le poids des dix premières lignes, publié chaque mois par Xtrackers : c'est lui qui dit de combien d'entreprises dépend réellement le résultat.
Que faut-il revérifier sur XTHA une fois par an ?
Trois choses, aucune ne dépendant du marché. Les frais courants, qu'un émetteur révise sans préavis et dont l'écart avec un concurrent peut s'inverser. La différence de suivi, seul chiffre qui dise si la réplication reste fidèle. Et la méthodologie de MSCI Thailand, qui peut changer ses règles de sélection ou de pondération sans que le nom du fonds bouge : dans ce cas ce que vous détenez a changé sans que rien ne vous l'annonce.
XTHA prête-t-il les titres qu'il détient ?
Probablement en partie : la plupart des fonds physiques pratiquent le prêt de titres pour réduire leurs coûts, et Xtrackers en publie la proportion dans le rapport annuel. Le revenu du prêt rend quelques centièmes de point, partagés entre le fonds et l'émetteur. Le risque est celui de l'emprunteur, couvert par une garantie supérieure au montant prêté, et il figure dans le prospectus plutôt que dans les frais annoncés.
Pourquoi la domiciliation luxembourgeoise de XTHA compte-t-elle ?
Parce qu'elle décide de la retenue à la source que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, et cette perte n'apparaît dans aucun tableau de frais. Le Luxembourg dispose d'un réseau de conventions comparable, mais moins favorable que l'Irlande sur les actions américaines. Le cadre UCITS apporte par ailleurs le document d'information clé dans votre langue.
Ce classement est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas une recommandation d'achat ou de vente de titres. Les performances affichées sont simulées.