XME
SPDR S&P Metals & Mining ETF
Publié par Radif Partners · Mis à jour le
Vue d'ensemble
SPDR S&P Metals & Mining ETF (XME) suit l'indice S&P Metals & Mining Select Industry en détenant directement ses composants, une réplication physique gérée par SPDR. Les dividendes sont versés aux porteurs plutôt que réinvestis : XME convient à qui recherche un revenu régulier. Le fonds est domicilié en US, ce qui détermine la retenue à la source appliquée à ses dividendes. Les frais annuels s'élèvent à 0.35 % de l'encours, et le fonds gère 4.1B. Sur cinq ans, le fonds a rendu 17.8 % par an en moyenne, contre 27.3 % sur trois ans. Il n'est pas éligible au PEA, mais peut être détenu en compte-titres, en ISA britannique ou en Depot allemand. Son niveau de risque est qualifié de high. Lancé le 2006-06-19, le fonds est libellé en USD et affiche 20 ans d'historique. Comme XME distribue, chaque dividende versé est imposable l'année de son versement, au prélèvement forfaitaire unique de 30 % en compte-titres, alors qu'il reste à l'abri dans un PEA jusqu'au retrait. La domiciliation en US détermine la retenue que le fonds subit sur les dividendes qu'il perçoit, un coût invisible dans les frais affichés mais bien réel dans la performance.
Les frais courants de 0,35 % placent ce fonds au 13·e rang sur 23 fonds comparables, dont la médiane est à 0,30 %. Sur 10 000 € investis cela coûte environ 35 € par an, 350 € sur dix ans à montant constant, prélevés quotidiennement et jamais visibles sur un relevé : ils se lisent dans l'écart entre la performance du fonds et celle de son indice. À ce niveau, ni assez bas pour être un argument ni assez élevé pour être un obstacle, la décision se joue ailleurs : sur l'indice suivi, sur la politique de distribution et sur ce que votre courtier facture à l'achat.
La réplication est physique : le fonds détient réellement les titres de S&P Metals & Mining Select Industry, ce qui rend son contenu vérifiable ligne à ligne dans le rapport de l'émetteur. Deux points méritent d'être regardés. Le prêt de titres, d'abord, pratiqué par la plupart des fonds physiques pour réduire leurs coûts : il rapporte quelques centièmes de point et introduit une exposition à l'emprunteur, couverte par une garantie ; le rapport annuel indique la part prêtée. Le rééquilibrage, ensuite : chaque changement de composition de l'indice oblige le fonds à acheter et vendre, et ces frais internes ne figurent pas dans les 0,35 % annoncés. C'est la raison pour laquelle deux fonds au même tarif ne suivent pas leur indice avec la même fidélité.
Le fonds est domicilié aux États-Unis, et c'est le point à régler avant tout autre pour un investisseur européen. Un fonds américain ne relève pas de la réglementation UCITS : la plupart des courtiers européens ne peuvent pas le proposer à un particulier faute de document d'information clé, et l'accès dépend alors du statut de l'investisseur. S'y ajoutent deux conséquences fiscales propres : les dividendes versés à un non-résident subissent une retenue américaine réduite par convention si le formulaire W-8BEN est en place, et les titres américains détenus en direct entrent dans le champ des droits de succession américains au-delà d'un seuil bas pour un non-résident. Un équivalent domicilié en Irlande évite ces deux questions.
Les revenus sont distribués : le fonds verse les dividendes qu'il perçoit, généralement une à quatre fois par an. Pour un porteur qui vit de son portefeuille, c'est ce qu'il faut, puisque le revenu arrive sans avoir à vendre. Pour un porteur en phase d'accumulation, c'est un désavantage fiscal dans un compte imposable : chaque versement est imposé l'année où il est perçu, et le montant réinvesti est donc amputé avant de recommencer à travailler. Le réinvestissement manuel coûte en outre une commission de courtage à chaque fois, et laisse souvent des liquidités inemployées faute d'atteindre le prix d'une part. Une part capitalisante du même indice, lorsqu'elle existe, règle la question.
Avec 4,1 milliards d'encours et 20 ans d'existence, ce fonds a la taille et l'historique qui rendent une fermeture improbable et l'écart de cotation étroit. Restent trois vérifications à faire une fois par an, qui ne dépendent pas du marché. Les frais courants, qu'un émetteur révise sans préavis et dont l'écart avec un concurrent peut s'inverser. La différence de suivi, seul chiffre qui dise si la réplication reste fidèle. Et la méthodologie de S&P Metals & Mining Select Industry, qui peut changer ses règles de sélection ou de pondération sans que le nom du fonds bouge, auquel cas ce que vous détenez a changé sans que rien ne vous l'annonce.
S&P Metals & Mining Select Industry est un indice sectoriel, et c'est un pari explicite : le portefeuille abandonne la diversification entre secteurs pour prendre position sur un seul. Trois conséquences en découlent. La concentration, d'abord, souvent une vingtaine de sociétés dont les trois premières font une part notable du fonds, si bien que le résultat dépend d'entreprises identifiables. La corrélation interne, ensuite, qui rend inutile l'idée d'atténuer le risque au sein du secteur. Et le calendrier, enfin : un secteur connaît des cycles longs, et l'entrée se fait rarement au bon moment lorsqu'on achète après une forte hausse déjà publiée.
Sur un an le fonds affiche 1,1 % contre 17,8 % en moyenne annualisée sur cinq ans : l'année récente est en retrait de la moyenne longue. Avant d'en tirer une conclusion, il faut séparer deux causes possibles, car elles n'ont pas les mêmes suites : un recul de l'indice suivi, qui concerne tous les fonds qui le répliquent, ou une dégradation propre au fonds, qui se lit dans la différence de suivi et non dans la performance.
0.35%
4.1B
4,094M USDÉlevé
18
Physique
Distribuant
USD
US
S&P Metals & Mining Select Industry
SPDR
2006-06-19 (20 ans)
Analyse contextuelle
Taille du fonds
Avec 4.1B d'encours, c'est un fonds de grande taille, bonne liquidité et spreads serrés.
Positionnement des frais
Un TER de 0.35 % est dans la moyenne du marché (~0,35 %).
Ancienneté
Créé en 2006-06-19, ce fonds a 20 ans d'historique, track record long et fiable.
Profil de risque
Risque élevé, réservé aux investisseurs à long terme supportant la volatilité.
Performance
Résumé des rendements
| Période | Rend. ann. | Cumulatif |
|---|---|---|
| 1 mois (est.) | – | +0.1% |
| 3 mois (est.) | – | +0.3% |
| 6 mois (est.) | – | +0.5% |
| YTD (est.) | – | +0.5% |
| 1 an | +1.1% | +1.1% |
| 3 ans | +27.3% | +106.4% |
| 5 ans | +17.8% | +126.7% |
| Depuis création (20y) | +15.4% | +1656.4% |
Informations clés
Profil du fonds
Thèmes & Zones
Composition
Risque
Comment acheter cet ETF
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À propos de cet ETF
Le SPDR S&P Metals & Mining ETF réplique l'indice S&P Metals & Mining Select Industry. Il est géré par SPDR avec une réplication physique et une politique de distribution distribuant. Le fonds est libellé en USD et domicilié au US. Son ratio de frais totaux (TER) est de 0.35 %.
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Questions fréquentes
Combien coûtent réellement les frais de 0,35 % de XME ?
Ils sont prélevés sur la valeur du fonds au fil de l'eau, jamais facturés à part : sur 1 000 € investis cela fait environ 3.50 € par an, et de l'ordre de 35 € sur dix ans à montant constant. C'est le seul coût du fonds lui-même. S'y ajoutent la commission de votre courtier et l'écart entre cours d'achat et cours de vente, qui pèsent surtout sur de petits achats fréquents.
Quel risque de change porte-t-on avec XME ?
Le fonds est libellé en USD, mais la devise de cotation n'est pas le risque : ce qui compte, c'est la monnaie dans laquelle les sociétés détenues encaissent leurs revenus. Un investisseur en euros porte donc l'écart entre l'euro et ces monnaies, et cet écart n'apparaît dans aucune performance publiée en devise locale. Une part couverte contre le change répond à une autre question, au prix d'un coût qui varie avec l'écart de taux.
Comment acheter XME et sur quelle place ?
Par n'importe quel courtier qui référence le code ISIN US78464A7493. Une même stratégie existe souvent en plusieurs parts, aux frais et à la politique de distribution différents, et c'est la part que vous achetez qui compte, pas celle que vous avez lue : vérifiez donc l'ISIN et non le nom. Un ordre à cours limité évite de payer l'écart d'un carnet peu animé, en particulier hors des heures d'ouverture des marchés sous-jacents.
XME est-il vraiment diversifié ?
Moins que le nombre de lignes ne le suggère. S&P Metals & Mining Select Industry pondère ses composantes par capitalisation, si bien que les plus grandes sociétés font une part du fonds bien supérieure à leur nombre, et cette concentration s'accentue sans qu'aucune règle change. La vérification utile est le poids des dix premières lignes, publié chaque mois par SPDR : c'est lui qui dit de combien d'entreprises dépend réellement le résultat.
Que faut-il revérifier sur XME une fois par an ?
Trois choses, aucune ne dépendant du marché. Les frais courants, qu'un émetteur révise sans préavis et dont l'écart avec un concurrent peut s'inverser. La différence de suivi, seul chiffre qui dise si la réplication reste fidèle. Et la méthodologie de S&P Metals & Mining Select Industry, qui peut changer ses règles de sélection ou de pondération sans que le nom du fonds bouge : dans ce cas ce que vous détenez a changé sans que rien ne vous l'annonce.
Ce classement est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas une recommandation d'achat ou de vente de titres. Les performances affichées sont simulées.